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mercredi 31 mai 2017

Sainte Pétronille.

Ecole italienne du xvie siècle: Sainte Pétronille
Nous fêtons aujourd'hui Sainte Pétronille, première sainte patronne de la France. 

Vierge et martyre romaine, elle était la descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de Vespasien. 

Elle fut catéchisée et baptisée par Saint Pierre Apôtre. Elle est considérée comme sa fille spirituelle.

Elle était d'une beauté extraordinaire mais elle souffrait de paralysie. Or, un jour que les disciples logeaient chez Saint Pierre, Tite lui dit : « Puisque vous guérissez tous les infirmes, pourquoi laissez-vous Pétronille souffrante ? » ; 
« C'est, répondit Saint Pierre, que cela lui vaut mieux : néanmoins, pour que l’on ne puisse pas conclure de mes paroles qu'il est impossible de la guérir, il lui dit:  « Lève-toi promptement, Pétronille, et sers-nous ». Elle fut guérie aussitôt, se leva et les servit. 

Quand elle eut fini de les servir Saint Pierre lui dit : « Pétronille, retourne à ton lit ». Elle y revint aussitôt et la fièvre la reprit comme auparavant : mais dès qu'elle eut eu acquis la perfection dans l’amour de Dieu, elle fut guérit complètement. 

Pétronille était d'une grande beauté. Aussi, le comte Flaccus s'éprit-il d'elle. Mais la vierge, désirant rester fidèle à son Epoux céleste, lui répondit qu'elle ne consentirait pas à le suivre. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.

Reconnue comme patronne des rois de France depuis l'époque de Charlemagne, son sarcophage qui conservait les restes de la sainte fut transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. En adoptant cette sainte comme patronne nationale, la France devient alors la première fille de l'Église comme Pétronille est la fille du premier chef de l'Église ! 
Les attaches de la France avec la sainte ont perduré : Louis XI avait une grande vénération pour elle, il lui adressa de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Ce dernier ayant été guéri, le roi fit embellir la chapelle de Sainte Pétronille. 

Pendant le règne de Louis XII, le Cardinal Jean de Bilhères Lagraulas demanda à Michel-Ange de réaliser une vierge de piété pour la chapelle Sainte-Pétronille.

Aujourd’hui encore, dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. (Cet autel est considéré comme territoire Français). 
Cette chapelle de Sainte Pétronille perpétue le souvenir de l’antique alliance de la papauté et des Francs.
En 1889, Léon XIII fit suspendre en avant de l’autel une lampe dont la flamme ne doit jamais s’éteindre et dont l’inscription dédicatoire dit : « Elle semblera prier sans cesse pour la France ».
Basilique Saint-Pierre au Vatican :
autel contenant le sarcophage de Sainte Pétronille,
mosaïque reproduisant le tableau du Guerchin et lampe votive pour la France.

Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. Sainte Pétronille est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l’invoque pour guérir les fièvres.

Dicton du jour:« Pluie de Sainte Pétronille, quarante jours mouillera nos guenilles ». 

dimanche 2 avril 2017

Celui qui croit en moi ne mourra jamais! crois-tu cela?


La résurrection de Lazare. Monastère de Saint-Jean, près d'Athènes.


Ce 5ème dimanche de Carême, nous lisons l’Évangile de saint Jean (Ch11, 1-45) qui relate le retour à la vie de Lazare. Je vous donne le texte écrit par Maria Valtorta, une mystique chrétienne ayant bénéficié de 1943 à 1947 (et dans une moindre mesure jusqu'en 1953) de visions des scènes de l'Évangile réunies dans une œuvre monumentale : "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
Voir d'autres extraits de cette oeuvre sur ce blog ICI ICI ICI

".......

Marthe sort de la maison au milieu d'un groupe de juifs venus pour rendre visite et parmi lesquels se trouvent Elchias et Sadoc. De sa main elle protège ses yeux las de pleurer, gênés par la lumière, pour voir où est Jésus. Elle le voit. Elle se détache de ceux qui l'accompagnent et court vers Jésus à quelques pas du bassin rendu tout brillant par les rayons du soleil. Elle se jette aux pieds de Jésus après s'être inclinée et elle les baise et, en éclatant en sanglots, elle dit : "Paix à Toi, Maître !"    

Jésus aussi, dès qu'il l'a vue près de Lui, lui a dit : "Paix à toi !" et il a levé la main pour la bénir, en laissant aller celle de l'enfant que Barthélemy a prise tout en l'attirant un peu en arrière.  
        
Marthe poursuit : "Mais il n'y a plus de paix pour ta servante." Elle lève son visage vers Jésus en restant encore à genoux. Et dans un cri de douleur que l'on entend bien dans le silence qui s'est fait elle s'écrie : "Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt, Maître ?" Elle a un ton involontaire de reproche en posant cette question.           

Puis elle revient au ton accablé de quelqu'un qui n'a plus la force de faire des reproches et dont l'unique réconfort est de rappeler les dernières actions et les derniers désirs d'un parent auquel on a cherché à donner ce qu'il désirait et pour qui on n'a pas de remords dans le cœur : "Il t'a tant appelé, Lazare, notre frère !... Maintenant, tu vois ! Je suis désolée et Marie pleure sans pouvoir se donner la paix. Et lui n'est plus ici. Tu sais si nous l'aimions ! Nous espérions tout de Toi !..."     

Un murmure de compassion pour la femme et de reproche à l'adresse de Jésus, un assentiment à la pensée sous-entendue : "et tu pouvais nous exaucer car nous le méritions à cause de l'amour que nous avons pour Toi, et Toi, au contraire, tu nous as déçues" court de groupe en groupe parmi des hochements de tête ou des regards moqueurs. Seuls quelques secrets disciples, disséminés dans la foule ont des regards de compassion pour Jésus qui écoute, très pâle et affligé, la femme désolée qui Lui parle. Gamaliel, les bras croisés dans son ample et riche vêtement de laine très fine, orné de nœuds bleus, un peu à part dans le groupe de jeunes où se trouve son fils et Joseph Barnabé, regarde fixement Jésus, sans haine et sans amour.      

Marthe, après s'être essuyée le visage, recommence à parler : "Mais même maintenant j'espère car je sais que tout ce que tu demanderas à ton Père, te sera accordé." Une douloureuse, héroïque profession de foi, dite d'une voix que les larmes font trembler, avec un regard qui tremble d'angoisse, avec l'ultime espérance qui lui tremble dans le cœur. 

"Ton frère ressuscitera. Lève-toi, Marthe."      

Marthe se lève tout en restant courbée en vénération devant Jésus auquel elle répond : "Je le sais, Maître. Il ressuscitera au dernier jour."            

"Je suis la Résurrection et la Vie. Quiconque croit en Moi, même s'il est mort, vivra. Et celui qui croit et vit en Moi ne mourra pas éternellement. Crois-tu tout cela ?" Jésus, qui d'abord avait parlé d'une voix plutôt basse uniquement à Marthe, élève la voix pour dire ces phrases où il proclame sa puissance de Dieu, et son timbre parfait résonne comme une trompette d'or dans le vaste jardin. Un frémissement presque d'épouvante secoue l'assistance. Mais ensuite certains raillent en secouant la tête.    

Marthe, à laquelle Jésus semble vouloir transfuser une espérance de plus en plus forte en tenant la main appuyée sur son épaule, lève son visage qu'elle gardait penché. Elle le lève vers Jésus, en fixant ses yeux affligés dans les lumineuses pupilles du Christ et serrant ses mains sur sa poitrine, elle répond avec une angoisse différente : "Oui, Seigneur. Je crois cela. 
Je crois que tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant, venu dans le monde. Et que tu peux tout ce que tu veux. Je crois.            
"Maintenant, je vais prévenir Marie" et elle s'éloigne rapidement en disparaissant dans la maison.         

Jésus reste où il était, ou plutôt il fait quelques pas en avant et s'approche du parterre qui entoure le bassin. Le parterre est tout éclairé de ce côté par la fine poussière du jet d'eau qu'un vent léger pousse de ce côté comme un plumet d'argent, et il paraît se perdre, Jésus, dans la contemplation du frétillement des poissons sous le voile de l'eau limpide, dans leurs jeux qui mettent des virgules d'argent et des reflets d'or dans le cristal des eaux frappées par le soleil.      
Les juifs l'observent. Ils se sont involontairement séparés en groupes bien distincts. D'un côté, en face de Jésus, tous ceux qui Lui sont hostiles, habituellement divisés entre eux par esprit sectaire, maintenant d'accord pour s'opposer à Jésus. À côté de Lui, derrière les apôtres, auxquels s'est réuni Jacques de Zébédée, Joseph, Nicodème et les autres d'esprit bienveillant. Plus loin, Gamaliel, toujours à sa place et avec la même attitude, est seul, car son fils et ses disciples se sont séparés de lui pour se répartir entre les deux groupes principaux pour être plus près de Jésus.        


Avec son cri habituel : "Rabboni !" Marie sort de la maison en courant, les bras tendus vers Jésus. Elle se jette à ses pieds qu'elle baise en sanglotant. Divers juifs, qui étaient dans la maison avec elle et qui l'ont suivie, unissent à ses pleurs leurs pleurs d'une sincérité douteuse. Maximin aussi, Marcelle, Sara, Noémi ont suivi Marie ainsi que tous ses serviteurs et de fortes lamentations s'élèvent. Je crois que dans la maison il n'est resté personne. Marthe, en voyant pleurer ainsi Marie, redouble elle aussi ses pleurs.         

"Paix à toi, Marie. Lève-toi ! Regarde-moi ! Pourquoi ces pleurs semblables à ceux des gens qui n'ont pas d'espérance ?" Jésus se penche pour dire doucement ces paroles, ses yeux dans les yeux de Marie qui, restant à genoux, reposant sur ses talons, tend vers Lui ses mains dans un geste d'invocation et ne peut parler tant elle sanglote : "Ne t'ai-je pas dit d'espérer au-delà de ce qui est croyable pour voir la gloire de Dieu ? Est-ce que par hasard ton Maître est changé pour que tu aies raison d'être ainsi angoissée ?"          

Mais Marie ne recueille pas les mots qui veulent déjà la préparer à une joie trop forte après tant d'angoisse, et elle crie, finalement maîtresse de sa voix :  "Oh ! Seigneur ! Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt ? Pourquoi t'es-tu tellement éloigné de nous ?         

Tu le savais que Lazare était malade ! Si tu avais été ici, il ne serait pas mort, mon frère. 
Pourquoi n'es-tu pas venu ? Je devais lui montrer encore que je l'aimais. Il devait vivre. Je devais lui montrer que je persévérais dans le bien. Je l'ai tant angoissé, mon frère ! Et maintenant ! Maintenant que je pouvais le rendre heureux, il m'a été enlevé ! Tu pouvais me le laisser, donner à la pauvre Marie la joie de le consoler après lui avoir donné tant de douleur. Oh ! Jésus ! Jésus ! Mon Maître ! Mon Sauveur ! Mon espérance !" et elle s'abat de nouveau, le front sur les pieds de Jésus qui se trouvent de nouveau lavés par les pleurs de Marie, et elle gémit : "Pourquoi as-tu fait cela, ô Seigneur ? ! Même à cause de ceux qui te haïssent et se réjouissent de ce qui arrive... 
Pourquoi as-tu fait cela, Jésus ? !" Mais il n'y a pas de reproche dans le ton de la voix de Marie comme dans celui de Marthe, il y a seulement l'angoisse de quelqu'une, qui outre sa douleur de sœur, a aussi celle d'une disciple qui sent amoindrie dans le cœur d'un grand nombre l'opinion de son Maître. 

Jésus, très penché pour entendre ces paroles qu'elle murmure la face contre terre, se redresse et dit à haute voix : "Marie, ne pleure pas ! Ton Maître aussi souffre de la mort de l'ami fidèle... car il a dû le laisser mourir..."     

Oh ! quelles railleries et quels regards de joie livide il y a sur les visages des ennemis du Christ ! Ils le voient vaincu, et s'en réjouissent, alors que les amis deviennent de plus en plus tristes.   


Jésus dit encore plus fort : "Mais, je te le dis : ne pleure pas. Lève-toi ! Regarde-moi ! Crois-tu que Moi qui t'ai tant aimée j'ai fait cela sans motif ? Peux-tu croire que je t'ai donné cette douleur inutilement ? Viens.       
"Allons vers Lazare. Où l'avez-vous mis ?"    

Jésus, plutôt que Marie et Marthe, qui ne parlent pas prises comme elles le sont par des pleurs plus forts, interroge tous les autres, surtout ceux qui, sortis avec Marie de la maison, semblent les plus troublés. Ce sont peut-être des parents plus âgés, je ne sais pas. Et ceux-ci répondent à Jésus, visiblement affligé : "Viens et vois" et ils se dirigent vers l'endroit où se trouve le tombeau à l'extrémité du verger, là où le sol a des ondulations et des veines de roche calcaire qui affleurent à la surface du sol.          

Marthe, à côté de Jésus qui a forcé Marie à se lever et il la conduit, car elle est aveuglée par ses larmes, montre de la main à Jésus où se trouve Lazare et quand ils sont près de l'endroit elle dit aussi : "C'est ici, Maître, que ton ami est enseveli" et elle indique la pierre posée obliquement à l'entrée du tombeau.
     
Jésus pour s'y rendre, suivi de tout le monde, a dû passer devant Gamaliel. Mais ils ne se sont pas salués. Ensuite Gamaliel s'est uni aux autres en s'arrêtant comme tous les pharisiens les plus rigides à quelques mètres du tombeau, alors que Jésus s'avance tout près avec les sœurs, Maximin et ceux qui sont peut-être des parents. Jésus contemple la lourde pierre qui sert de porte au tombeau et forme un lourd obstacle entre Lui et l'ami éteint, et il pleure. Les larmes des sœurs redoublent et de même celles des intimes et familiers. 
      

"Enlevez cette pierre" crie Jésus tout d'un coup, après avoir essuyé ses larmes.       

Tous ont un geste d'étonnement et un murmure court dans le rassemblement qui a grossi de quelques habitants de Béthanie qui sont entrés dans le jardin et se sont mis à la suite des hôtes. Je vois certains pharisiens qui se touchent le front en secouant la tête comme pour dire : "Il est fou !"      

Personne n'exécute l'ordre. Même chez les plus fidèles, on éprouve de l'hésitation, de la répugnance à le faire.            

Jésus répète plus fort son ordre, effrayant encore davantage les gens pris par deux sentiments opposés et qui, après avoir pensé à fuir, s'approchent tout à coup davantage pour voir, défiant la puanteur toute proche du tombeau que Jésus veut faire ouvrir.    

"Maître, ce n'est pas possible" dit Marthe en s'efforçant de retenir ses pleurs pour parler :  "Il y a déjà quatre jours qu'il est là dessous. Et tu sais de quel mal il est mort ! Seul notre amour pouvait le soigner... Maintenant la puanteur est certainement plus forte malgré les onguents... Que veux-tu voir ? Sa pourriture ?... On ne peut pas... même à cause de l'impureté de la corruption et..."         

"Ne t'ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire de Dieu ? Enlevez cette pierre, je le veux !" 

C'est un cri de volonté divine... Un "oh !" étouffé sort de toutes les poitrines. Les visages deviennent blêmes, certains tremblent comme s'il était passé sur tous un vent glacial de mort. 

Marthe fait un signe à Maximin et celui-ci ordonne aux serviteurs de prendre les outils pouvant servir à remuer la lourde pierre.         

Les serviteurs s'en vont rapidement pour revenir avec des pics et des leviers robustes. Ils travaillent en faisant entrer la pointe brillante des pics entre la roche et la pierre, et ensuite ils remplacent les pics par des leviers robustes et enfin ils soulèvent avec attention la pierre en la faisant glisser d'un côté et en la traînant ensuite avec précaution contre la paroi rocheuse. Une puanteur infecte sort du sombre trou et fait reculer tout le monde.           

Marthe demande tout bas : "Maître, tu veux y descendre ? Si oui, il faut des torches..." mais elle est livide à la pensée qu'il doit le faire.        



Jésus ne lui répond pas. Il lève les yeux vers le ciel, met ses bras en croix et prie d'une voix très forte, en scandant les mots :  "Père ! Je te remercie de m'avoir exaucé. Je le savais que Tu m'exauces toujours, mais je le dis pour ceux qui sont présents ici, pour le peuple qui m'entoure, pour qu'ils croient en Toi, en Moi, et que Tu m'as envoyé !"      

Il reste encore ainsi un moment et il semble ravi en extase tellement il est transfiguré alors que, sans plus émettre aucun son, il dit des paroles secrètes de prière ou d'adoration, je ne sais. Ce que je sais, c'est qu'il a tellement outrepassé l'humain, qu'on ne peut le regarder sans se sentir le cœur trembler dans la poitrine. Il semble devenir lumière en perdant son aspect corporel, se spiritualiser, grandir et même s'élever de terre. Tout en gardant la couleur de ses cheveux, de ses yeux, de sa peau, de ses vêtements, au contraire de ce qui se passa à la transfiguration du Thabor durant laquelle tout devint lumière et éclat éblouissant, il paraît dégager de la lumière et que tout ce qui est de Lui devient lumière. La lumière semble l'entourer d'un halo, en particulier son visage levé vers le ciel, certainement ravi dans la contemplation du Père. 
  
Il reste ainsi quelque temps, puis redevient Lui : l'Homme, mais d'une majesté puissante. Il s'avance jusqu'au seuil du tombeau. Il déplace ses bras — que jusqu'à ce moment il avait gardés ouverts en croix, les paumes tournées vers le ciel — en avant, les paumes vers la terre, et par conséquent les mains se trouvent déjà à l'intérieur du tunnel du tombeau, toutes blanches dans ce tunnel obscur. Il plonge le feu bleu de ses yeux, dont l'éclat miraculeux est aujourd'hui insoutenable, dans cette obscurité muette, et d'une voix puissante, avec un cri plus fort que celui par lequel il commanda sur le lac aux vents de tomber, d'une voix que je ne Lui ai jamais entendue dans aucun miracle, il crie :  "Lazare ! Viens dehors !" L'écho répercute sa voix dans la cavité du tombeau et se répand ensuite à travers tout le jardin, se répercute contre les ondulations du terrain de Béthanie, je crois qu'il s'en va jusqu'aux premiers escarpements au-delà des champs et revient de là, répété et amorti, comme un ordre qui ne peut faillir. Il est certain que de tous les côtés, on entend à nouveau : "dehors ! dehors ! dehors !"     


Tous éprouvent un frisson plus intense, et si la curiosité les cloue tous à leurs places, les visages pâlissent et les yeux s'écarquillent alors que les bouches s'entrouvrent involontairement avec déjà dans la gorge le cri de stupeur.    

Marthe, un peu en arrière et de côté, est comme fascinée en regardant Jésus. Marie tombe à genoux, elle qui ne s'est jamais écartée de son Maître, elle tombe à genoux au bord du tombeau, une main sur sa poitrine pour calmer les palpitations de son cœur, l'autre qui inconsciemment et convulsivement tient un pan du manteau de Jésus, et on se rend compte qu'elle tremble car le manteau a de légères secousses imprimées par la main qui le tient. 


Tableau de Léon Bonnat 1857.  Musée de Bayonne.

Quelque chose de blanc semble émerger du plus profond du souterrain. C'est d'abord une petite ligne convexe, puis elle fait place à une forme ovale, puis à l'ovale se substituent des lignes plus amples, plus longues, de plus en plus longues. Et celui qui était mort, serré dans ses bandes, avance lentement, toujours plus visible, fantomatique, impressionnant. 

Jésus recule, recule, insensiblement, mais continuellement à mesure que Lazare avance. La distance, entre les deux, reste donc la même.            

Marie est contrainte de lâcher le pan du manteau, mais elle ne bouge pas de l'endroit où elle est. La joie, l'émotion, tout, la cloue à l'endroit où elle était.   

Un "oh !" de plus en plus net sort des gorges d'abord fermées par la douleur de l'attente. C'est d'abord un murmure à peine distinct qui se change en voix, et la voix devient un cri puissant.       



Lazare est désormais au bord du tombeau et il s'arrête là, raide, muet, semblable à une statue de plâtre à peine ébauchée et donc informe, une longue chose, mince à la tête, mince aux jambes, plus large au tronc, macabre comme la mort elle-même, spectrale, dans la blancheur des bandes contre le fond sombre du tombeau. Au soleil qui l'enveloppe, les bandes paraissent ça et là laisser couler la pourriture.            

Jésus crie d'une voix forte : "Débarrassez-le et laissez-le aller. Donnez-lui des vêtements et de la nourriture."        

"Maître !..." dit Marthe, et elle voudrait peut-être en dire davantage, mais Jésus la regarde fixement, la subjuguant de son regard étincelant, et il dit : "Ici ! Tout de suite ! Tout de suite, apportez un vêtement. Habillez-le en présence de tout le monde et donnez-lui à manger." Il commande et ne se retourne jamais pour regarder ceux qui sont derrière et autour de Lui. 

Son œil regarde seulement Lazare, Marie qui est près du ressuscité sans souci de la répulsion que donnent à tous les bandes souillées, et Marthe qui halète comme si son cœur allait éclater et qui ne sait si elle doit crier sa joie ou pleurer...            

Les serviteurs se hâtent d'exécuter les ordres. Noémi s'en va en courant la première et la première revient avec les vêtements qu'elle tient pliés sur son bras. Quelques-uns délient les lacets des bandelettes après avoir retroussé leurs manches et relevé leurs vêtements pour qu'ils ne touchent pas la pourriture qui coule. Marcelle et Sara reviennent avec des amphores de parfums, suivies de serviteurs les uns avec des bassins et des brocs fumants d'eau chaude, les autres avec des plateaux, des bols pleins de lait, du vin, des fruits, des fouaces recouvertes de miel.             

Les bandelettes étroites et très longues, de lin, me semble-t-il, avec des lisières des deux côtés, certainement tissées pour cet usage, se déroulent comme des rouleaux de ganse d'une grande bobine et s'entassent sur le sol, alourdies par les aromates et la pourriture. Les serviteurs les écartent en se servant de bâtons. Ils ont commencé par la tête, et là aussi il y a la pourriture qui s'est écoulée du nez, des oreilles, de la bouche. Le suaire placé sur le visage est tout trempé de ces souillures et le visage de Lazare que l'on voit très pâle, squelettique, avec les yeux tenus fermés par des pommades mises dans les orbites, avec les cheveux collés et de même la barbiche du menton, en est tout souillé. Le drap descend lentement, le suaire mis autour du corps, à mesure que les bandelettes descendent, descendent, descendent, libérant le tronc qu'elles avaient comprimé pendant de nombreux jours, et rendant une forme humaine à ce qu'elles avaient d'abord rendu semblable à une grande chrysalide. Les épaules osseuses, les bras squelettiques, les côtes à peine couvertes de peau, le ventre creusé, apparaissent lentement. À mesure que les bandes tombent, les sœurs, Maximin, les serviteurs, s'empressent d'enlever la première couche de crasse et de baume, et s'y appliquent en changeant continuellement l'eau rendue détergente par les aromates qu'on y a mis jusqu'à ce que la peau apparaisse nette.        
Rambrandt 1630
La résurrection de Lazare détail.
Lorsqu'on a dégagé le visage de Lazare et qu'il peut regarder, il dirige son regard vers Jésus avant même de regarder ses sœurs. Il oublie tout et s'abstrait de tout ce qui arrive pour regarder, avec un sourire d'amour sur ses lèvres pâles et une larme lumineuse au fond des yeux, son Jésus. Jésus aussi lui sourit et a une lueur de larme dans le coin de l'œil, mais sans parler il dirige le regard de Lazare vers le ciel, Lazare comprend et remue les lèvres dans une prière silencieuse.     

Marthe croit qu'il veut dire quelque chose sans avoir encore de voix et elle demande; "Que me dis-tu, mon Lazare ?"           

"Rien, Marthe. Je remerciais le Très-Haut." La prononciation est assurée, la voix forte. 

Les gens poussent de nouveau un "oh !" étonné.       

Désormais ils l'ont dégagé jusqu'aux hanches, libéré et propre, et ils peuvent le revêtir de la tunique courte, une sorte de chemisette qui dépasse l'aine pour retomber sur les cuisses. 

On le fait asseoir pour dégager ses jambes et les laver. Quand elles apparaissent, Marthe et Marie poussent un grand cri en montrant les jambes et les bandelettes. Sur les bandelettes qui serraient les jambes, et sur le suaire posé par dessous, les écoulements purulents sont si abondants qu'ils forment des grosses gouttes sur les toiles, mais les jambes visiblement sont tout à fait cicatrisées. Seules les cicatrices rouges-bleuâtres indiquent où elles étaient gangrenées.


Tous les gens crient plus fort leur étonnement. Jésus sourit et aussi Lazare qui regarde un instant ses jambes guéries, puis s'abstrait de nouveau pour regarder Jésus. Il semble ne pouvoir se rassasier de le voir. Les juifs, pharisiens, sadducéens, scribes, rabbis, s'approchent avec précaution pour ne pas souiller leurs vêtements. Ils regardent de tout près Lazare, ils regardent de tout près Jésus. Mais ni Lazare ni Jésus ne s'occupent d'eux : ils se regardent et tout le reste est inexistant.             

Voilà que l'on met les sandales à Lazare. Il se lève, agile, sûr de lui. Il prend le vêtement que Marthe lui présente et l'enfile tout seul, lie sa ceinture, ajuste les plis. Le voilà, maigre et pâle, mais semblable à tout le monde. Il se lave encore les mains et les bras jusqu'aux coudes après avoir retroussé ses manches. Et puis avec une nouvelle eau il se lave de nouveau le visage et la tête, jusqu'à ce qu'il se sente tout à fait net. Il essuie ses cheveux et son visage, rend la serviette au serviteur et va tout droit vers Jésus. Il se prosterne, Lui baise les pieds.         


Jésus se penche, le relève, le serre contre son cœur en lui disant : "Bien revenu, mon ami. Que la paix soit avec toi et la joie. Vis pour accomplir ton heureuse destinée. Lève ton visage pour que je te donne le baiser de salutation." Il dépose un baiser sur les joues et Lazare Lui rend son baiser.    

C'est seulement après avoir vénéré et embrassé le Maître que Lazare parle à ses sœurs et les embrasse, puis il embrasse Maximin et Noémi qui pleurent de joie, et certains autres dont je crois qu'ils lui sont apparentés ou amis très intimes. Puis il embrasse Joseph, Nicodème, Simon le Zélote et quelques autres.          

Jésus va personnellement trouver un serviteur qui a sur les bras un plateau avec de la nourriture et il prend une fouace avec du miel, une pomme, une coupe de vin et il offre le tout à Lazare, après les avoir offerts et bénis, pour qu'il se restaure. Et Lazare mange avec l'appétit de quelqu'un qui se porte bien. Tout le monde pousse encore un "oh !" d'étonnement.
......."

  
Extrait de "L’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta Tome 8, chapitre 8         

vendredi 31 mars 2017

Gratin à la patate douce mode dauphinoise.


Sur le même principe que le gratin dauphinois, le gratin à la patate douce au Thermomix s'est révélé délicieux!
De plus la patate douce à l'avantage d'avoir un Index Glycémique bas: 40 pour la crue et 50 pour la cuite, contrairement à la pomme de terre qui possède un Index Glycémique élevé (entre 65 et 95 selon le mode de préparation)
Ce gratin conviendra donc parfaitement aux gourmands qui font attention à leur taux de sucre.

Pour 4/5 personnes.
1 kg de patate douce
250 g de lait 
250 g de crème fraîche liquide
1 c à s de curry en poudre 
Sel, poivre
Fromage râpé. (Comté, gruyère, parmesan.) 


Éplucher, couper les patates douces en tranches fines.

Les mettre  dans le bol avec le lait, la crème fraîche, le curry, le sel et le poivre.

Programmer 12 min/100°/Sens inverse/Vit "cuillère".

A l'arrêt de la minuterie, verser le tout dans un plat allant au four, recouvrir de fromage râpé et poursuivre la cuisson pendant 20 à 30 minutes entre 200° et 210°en surveillant la cuisson. Une lame de couteau doit s'enfoncer sans résistance.
Servir bien chaud en accompagnement d'une viande ou en plat unique. (Conviendra alors à 2/3 personnes)
La fleur de la patate douce ressemble à la fleur de liseron. Normal!
Les 2 plantes sont de la même famille.

Remarques: 
- Pour une touche encore plus exotique, remplacer la crème fraîche par de la crème de coco!
- Pour tout savoir sur les Index Glycémiques, un petit tour par ICI



lundi 20 mars 2017

Testez vos connaissances sur Saint Joseph.




Déjà 2 articles sur Saint Joseph sur ce blog: 
ICI et ICI, c'est dire s'il compte pour moi et pour notre famille. Pas étonnant, avec mes grands parents maternels qui portaient le nom de Joseph et Joséphine, j'ai souvent entendu parler de la dévotion à ce grand Saint invoqué pour tout ce qui touche à la vie de famille et plus encore!

Aujourd'hui je vous propose de jouer à un Quizz pour tester vos connaissances sur Saint Joseph. Je l'ai trouvé sur le site des sanctuaires de Paray le Monial. 

Pas si facile que cela! Vous êtes prêts? 




Alors cliquer ICI

Pas facile les questions. Je dois progresser encore!


Et pour terminer une prière à Saint Joseph bien utile pour certains jours:




Prière de l'Irascible.... à Saint Joseph le Doux et Fort.



Doux saint Joseph, 
Doux et fort saint Joseph, 
Humble et inébranlable saint Joseph, 
Courageux et déterminé saint Joseph, 

Aide-moi à avoir un irascible bien calibré 
Qui ne se laisse pas marcher sur les pieds 
par les Hérodes de la vie et de la mort, 
mais qui contrôle ses affects  
et ne blesse pas le petit, le faible, l'ami, l'égal, d'un mot violent 
d'un juron incontrôlé ( oh...Combien?) 
Je te confie cet irascible 
qui mourra un quart d'heure après moi 
-Je ne me fais plus d'illusions sur cela!- 
pour qu'il n'étouffe pas la bonté, 
qu'il se tempère d'humour bienveillant 
autant que possible 
- Je sais que je risque de m'emporter!- 
et s'il se retourne contre mes défauts, cet irascible - grrr..... 
que se soit pour progresser, 
non pour m'insulter moi-même en me décourageant! 
Ce serait vraiment...rageant. 
Par ta Douceur et ta Force 
Si je m'emporte, ramène-moi à ma vraie mesure


Viens m'aider de ton calme, de ta Foi, 
Sois encore et toujours mon modèle 
( Inégalé, oh combien, mais que l'on peut toujours approcher) 
et de ta tendresse, 
et pourquoi pas de ta poigne paternelle, 
dirige cet irascible que je voudrais dompter 
vers une inlassable charité!





jeudi 16 mars 2017

Gratin de chou-fleur, lardons et parmesan.

Pour changer du gratin à la béchamel, une recette un peu plus relevée et parfumée.

Pour 3 à 4 personnes:


1 chou-fleur (Env. 700 g de bouquets)
50 g de lait
200 g  de crème liquide
150 gr de lardons fumés
80 gr de parmesan râpé
1 à 2 c. à soupe de moutarde à l'ancienne
sel, poivre, noix de muscade

Avec Thermomix:

Nettoyer le chou-fleur et le détailler en bouquets...
Mettre 700 g d'eau dans le bol du Thermomix. Mettre les bouquets de chou-fleur dans le panier et le Varoma. Installer les panier dans le bol, fermer le couvercle et poser le Varoma dessus.
Programmer 30mn/Varoma/Vit1
A la sonnerie, vider le bol, égoutter le chou-fleur, réserver.
Dans le bol, mettre le lait, ,la crème 4mn/100°/Vit1
Ajouter les lardons, la moutarde, la moitié du parmesan, le poivre, la muscade et mélanger 10mn/90°/Vit1/Sens Inverse
Pendant ce temps mettre les bouquets de chou-fleur dans un plat à gratin. Lorsque la sauce est prête, la verser sur les bouquets. Saupoudrer du restant de parmesan et enfourner à 200°C pendant 10 à 15 minutes... servir aussitôt.


Sans Thermomix:

Nettoyer le chou-fleur et le détailler en bouquets...
Le faire cuire à l'eau salée une dizaine de minutes et bien l'égoutter.
Porter le lait et la crème à ébullition dans un poêlon, verser les lardons, la moitié du parmesan et couper le feu. 
Ajouter la moutarde, saler très légèrement, poivrer et ajouter la muscade. Mélanger et laisser tiédir 15 minutes...
Disposer les bouquets de chou-fleur dans un plat à gratin, verser la sauce et parsemer avec le restant de parmesan.
Enfourner à 200°C pendant 10 à 15 minutes... servir aussitôt.

Remarques:
- Si vous aimez le chou-fleur plus ou moins cuit, surveiller le temps de cuisson de + ou - 5 minutes. 
- Je n'ai pas mis de sel, la moutarde et les lardons en apportent suffisamment.
- Rien n'empêche d'ajouter à la cuisson du chou-fleur quelques pommes de terre à chair ferme pour donner un peu plus de "corps" à votre plat. 

vendredi 24 février 2017

Gâteau très fondant amande-orange

Voici un gâteau très, très fondant au goût délicieux d'amande et d'orange. Une façon bien gourmande de terminer un pot de marmelade d'orange.
Je vous donne la recette en langue "Momo", vous trouverez la version originale ICI sur l'excellent blog "Un déjeuner de soleil" avec beaucoup de commentaires et d'explications...

Merci Edda, pour cette belle recette.


150 g de beurre doux (ou un mix avec du beurre demi-sel) + un peu pour le moule
3 œufs entiers
130 g de farine ordinaire (T55 ou T65)
130 g  de lait d'amandes légèrement sucré (ma recette maison ICI) + 300 g pour servir
100 g de sucre semoule
100 g de marmelade d'orange , ou à défaut, remplacer par 80 g de sucre
100 g de poudre d'amandes (légèrement torréfiée au four 10 min à 150°C)
le zeste fin d'une grosse orange non traitée et à la peau épaisse
1 càc de levure chimique (3 g)
1 à 2 càc d'arôme d'amandes amères (pas l'essence, l'arôme, autrement quelques gouttes suffiront)



Préchauffer le four à 180°C . 

Pour un moule en porcelaine ou en métal, beurrer le moule et saupoudrer de sucre, secouer pour retirer l'excédant. (Inutile si moule silicone)

Tamiser la farine avec la levure et la poudre d'amandes. Réserver.

Dans le bol du Thermomix, mettre le beurre, le sucre, la confiture et le zeste d'orange 2 mn/Vit3 afin que l'ensemble gonfle un peu et devienne crémeux. 

Mettre les couteaux en marche, Vit3, sans programmer de temps. 
Verser l'arôme d'amande, puis les œufs un à un, toute les 30° sec environ. 

Toujours sur les couteaux en marche, ajouter l'ensemble farine-levure-poudre d'amande et le lait d'amande. Mélanger  le temps d'obtenir une pâte fluide et homogène.

Verser cette pâte dans le moule, tapoter pour que la surface soit lisse et enfourner pendant environ 40 minutes, cela va dépendre du four et du moule. (faire le test après 35 min avec la pointe d'un couteau qui doit ressortir sec. Sinon, continuer la cuisson. Le gâteau va gonfler un peu, dorer et se dégonfler légèrement en refroidissant).

Laisser légèrement tiédir puis démouler délicatement sur une grille ou une assiette.
Chauffer légèrement le reste de lait d'amande et le servir sur le gâteau coupé en tranches.

Remarques: se conserve très bien 2-3 jours, emballé dans un film alimentaire. Ce gâteau est encore plus goûteux le lendemain.

lundi 16 janvier 2017

Boulettes de viande sauce aux câpres


Si vous n'avez encore jamais testé les boulettes de viandes à la vapeur, je vous recommande cette recette. Elles sont très moelleuses et la sauce est un vrai délice! Un plat pour toute la famille.

1/4 baguette de pain rassis
200 g porc à hacher
200 g bœuf à hacher
80 g oignon
1 œuf
sel à discrétion
poivre à discrétion 
800 g d'eau
1 cube bouillon de volaille

La sauce:
250 g bouillon
1 c. à café rase jus de citron
100 g crème fraîche
20 g fécule de maïs
sel à discrétion
poivre à discrétion 
10 g de câpres égouttées


Mettre le  pain dans le bol et mixer 30sec/Vit10 en vous aidant de la spatule. 
Ajouter les cubes de viande et mixer 10 sec/Vit 6-7. S'il reste des morceaux, racler les parois du bol à l'aide de la spatule et mixer à nouveau si besoin. Transvaser dans un récipient et réserver. 

Mettre l'oignon dans le bol et mixer 8 sec/Vit5. 

Ajouter l’œuf, le sel et le poivre et mixer 8 sec/Vit5.

Ajouter la viande hachée, le pain et mixer 
15 sec/Vit4. 
Transvaser dans un saladier. Former des petites boulettes et les disposer dans le panier cuisson en les superposant. 

Mettre l'eau et le cube de bouillon de volaille dans le bol, insérer le panier cuisson dans le bol et cuire à la vapeur 35 min/Varoma/Vit1 en ôtant le gobelet. 

A la sonnerie, ôter le panier cuisson et réserver les boulettes au chaud.

La sauce:
Conserver 250 g de bouillon dans le bol, ajouter le jus de citron, la crème fraîche, la fécule de maïs, le sel et le poivre et mixer 10 sec/Vit10, puis chauffer 4 min/100°C/Vit2.

Ajouter les câpres et chauffer 
30 sec/100°/Sens Inverse/Vit2.

Servir aussitôt accompagné de pâtes, de riz, boulgour ou de pommes de terre.

Variantes: 
- On peut mettre les boulettes dans le Varoma et cuire du riz ou des pommes de terre dans le panier. Ajoutez le panier, au moment voulu,en tenant compte du temps de cuisson de votre accompagnement. (Pour le riz, bien le mouiller avant cuisson)

- On peut également ajouter une boite de champignons de Paris en lamelles sur le plateau du Varoma. 

- Vous pouvez également relever le goût des boulettes en ajoutant soit des câpres, soit un peu de piment d'Espelette. 

- Vous pouvez gagner du temps en prenant de la viande déjà hachée de bœuf et de la chair à saucisse.


Bouton floral de câpres. 



Le câprier est un arbrisseau vivace qui peut atteindre 50 centimètres de hauteur. C'est une plante originaire du pourtour méditerranéen.

Il donne des boutons floraux de la grosseur d'un petit pois qui sont coupés avant qu'ils ne s'ouvrent.
Fleurs de câpres (Photo: Mandaryne)
On utilise le câpre comme condiment en le faisant confire dans le vinaigre ou en le conservant en saumure.
Il assaisonne les mayonnaises, salades, œufs et sauces froides (rémoulade), le steak tartare; il relève certaines viandes et poissons, la pizza. Il entre dans la composition de la fameuse tapenade.

A associer à l'huile d'olive, l'oignon, les sauces à base d’œuf,  le vinaigre.

mercredi 4 janvier 2017

Tarte au brie de Meaux sur pâte brisée: aux noisettes.

De bonnes associations de saveurs avec cette tarte qui cache en son cœur fondant un peu de  fruit et des légumes.

La pâte brisée aux noisettes:
70 g de noisettes décortiquées
150 g de beurre doux, coupés en morceaux + un peu pour le moule
300 g de farine de blé + un peu pour fariner.
1 c. à café de sel
100 g d'eau

La garniture:
500 g d'eau
400 g d'aubergine coupée en 2 
350 g de courgettes coupées en fines lanières
80 g d'oignon coupé en 2
1 gousse d'ail
20 g d'huile d'olive
le jus d' 1/2 citron
1 pincée de sel à ajouter en fonction du goût
40 g de pignons de pin
1 grosse poire William coupée en fines lamelles. (200 g environ)
160 g de brie de Meaux


La pâte brisée aux  noisettes:
Mettre les noisettes dans le bol et pulvériser 10s/Vit10
Ajouter le beurre, la farine, le sel et l'eau. 
Mélanger 30s/Vit5.
Transvaser la pâte sur le plan de travail fariné et former une boule.
Envelopper de film alimentaire et réserver au réfrigérateur.
Laver le bol.


La garniture:
Préchauffer le four à 180°.
Beurrer et fariner un moule à tarte carré (22 x 22 cm) ou 2 moules rectangulaires (11 x 35 cm), puis réserver.

Mettre l'eau dans le bol. Mettre le Varoma en place et y déposer les moitiés d'aubergines.
Mettre, sur le Varoma, le plateau en place avec les lanières de courgettes, 

puis cuire à la vapeur 20 mn/Varoma/Vit1

Pendant ce temps, étaler la pâte et la disposer sur le moule.
Enfourner et précuire 20 minutes à 180° en disposant un poids sur la pâte ou en piquant avec une fourchette pour éviter qu'elle ne gonfle.


Une fois cuites, réserver l'aubergine et les lanières de courgettes à température ambiante.
Vider l'eau du bol.


Mettre l'oignon et l'ail dans le bol, puis hacher 5s/Vit5.
Racler les parois du bol à l'aide de la spatule.
Ajouter l'huile d'olive et rissoler 2mn/Varoma/Vit2


Évider les moitiés d'aubergine à l'aide d'une cuillère à soupe. Déposer la chair dans le bol avec le jus de citron, le sel et le poivre.
Cuire 5mn/Varoma/Vit 2 puis mixer 10s/Vit4.


Étaler la préparation à l'aubergine sur le fond de tarte précuit, parsemer de pignons de pin, couvrir des lamelles de poires, puis de tranches de brie.

Enfourner et cuire de nouveau 15-20 mn à 180°.

(La tarte doit prendre couleur, sinon prolonger de quelques minutes la cuisson qui varie en fonction des fours) 

Déguster chaud, accompagné d'une salade de jeunes pousses.