Pourquoi AUX 2 TABLES? parce que l'homme ne vit pas que de pain....

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 Bienvenue sur mon blog "AUX 2 TABLES", où nourritures terrestres et nourritures célestes se côtoient. Sentez-vous libre de grignoter, goûter, déguster l'une ou l'autre selon votre appétit...

mercredi 23 août 2017

Salade russe.


Très simple a réaliser avec  le Thermomix. 
Pour 6/8 personnes, pour une entrée,
4/5 personnes pour un repas complet.
Source : livre Thermomix " La Cuisine à toute vapeur"



600 g de pommes de terre coupées en dés
150 g de carottes coupées en dés
100 g de petits pois surgelés
600 g d'eau
4 œufs
1/4 c à c de sel
60 g d'olives vertes dénoyautées
+ 1 dizaines d'olives pour la déco
60 g de cornichons
200 g de thon en boite égoutté
300 g de mayonnaise
Facultatif pour la déco:
lamelles de poivron confit ou séché
tomates cerises
feuilles de salade.

Préparation:

Découper les pommes de terre et les carottes en dés 
puis les déposer dans le Varoma avec les petits pois

Verser l'eau dans le bol, insérer le panier de cuisson pour y déposer les 4 œufs.

Mettre le Varoma en place et cuire 26mn/Vit1/Varoma 
Réserver le Varoma et laisser les œufs refroidir.


Déposer les légumes cuits à la vapeur dans un grand saladier, assaisonner selon goût et laisser tiédir les légumes.

Déposer dans le bol les 3 œufs écalés avec 60 g d'olives et les cornichons et mixer 2s/Vit4

Transférer le mélange dans le saladier, ajouter les miettes de thon la sauce mayonnaise et mélanger délicatement tous les ingrédients.

Transférer le mélange dans le saladier, ajouter les miettes de thon, la sauce mayonnaise et mélanger délicatement tous les ingrédients.

Décorer votre plat avec quelques tomates cerises, des lamelles de poivrons séchés ou confits, quelques feuilles de salade, les olives réservées et le dernier œuf coupé en fines tranches.
Laisser reposer au réfrigérateur (1h30 minimum) avant de servir très frais.

Remarques: 
- Si vous êtes en panne de petits pois frais ou surgelés, utilisez des petits pois en boite, mais ne les rajouter qu'au moment du mélange avec le thon.

- Peu se réaliser en parti la veille, conserver dans une boite hermétique au réfrigérateur. Le jour même ajouter juste le thon, la mayonnaise et la déco.

- Vous pouvez également faire le choix de couper les pommes de terre et carotte au TM: commencer par les carottes (coupées déja en gros morceaux) quelques secondes/Vit4. Ajouter les p.d.t coupées en 4, quelques secondes/Vit4. Le rendu sera un peu plus rustique, mais cuira de même sans problème.


mardi 15 août 2017

Marie, tu nous précèdes dans les Cieux!

Juan Antonio Frias Y Escalante (1633-1670)
Musée des Beaux-Arts de Budapest.

Alléluia, Aujourd'hui c'est ouverte la porte du  paradis: 
Marie est entrée dans la gloire de Dieu; 
exultez dans le ciel tous les anges! Alléluia!


La mort n’est plus un point final, un anéantissement, oui, c’est bien vrai, la mort est vaincue!
 Un être de notre race humaine, une femme, fille des hommes, s’est endormie dans la mort mais n’a pas été anéantie par elle. En montant au ciel, Marie s’adresse à nous tous en nous disant : «Oui, mon Fils, le Christ-Jésus, a terrassé la mort par sa pâque sur la croix. La Porte du ciel est ouverte ! La mort est morte.»

dimanche 13 août 2017

Main tendue.



Le Christ sauvant Pierre de la noyade. Lorenzo Veneziano
1370 Staatliche Museen, Berlin



ÉVANGILE - selon saint Matthieu 14, 22-33

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert,
22 Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive,
pendant qu’il renverrait les foules.
23 Quand il les eut renvoyées,
il se rendit dans la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
24 La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues,
car le vent était contraire.
25 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
en marchant sur la mer.
26 En le voyant marcher sur la mer,
les disciples furent bouleversés.
Ils disaient : « C’est un fantôme »,
et la peur leur fit pousser des cris.
27 Mais aussitôt Jésus leur parla :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
28 Pierre prit alors la parole :
« Seigneur, si c’est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. »
29 Jésus lui dit : « Viens ! »
Pierre descendit de la barque,
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
30 Mais, voyant qu’il y avait du vent, il eut peur ;
et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
« Seigneur, sauve-moi! »
31 Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit,
et lui dit :
« Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? »
32 Et quand ils furent montés dans la barque,
le vent tomba.
33 Alors ceux qui étaient dans la barque
se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »



Le Christ sauvant Pierre de la noyade. Lorenzo Veneziano
Détail


Que de tempêtes, de violences et de dangers mortels nous avons à essuyer sur les mers de nos vies et du monde ! 
Mais Jésus qui n'est qu'Amour a promis de ne pas nous abandonner. D'être toujours présent dans nos vies, à nous tendre encore et encore la main. Pour cela gardons, quelque soit les tempêtes que nous traversons gardons,  les yeux tournés et fixés sur lui !
Le Christ sauvant Pierre de la noyade. Lorenzo Veneziano
Détail



Seigneur, aide-moi à avoir confiance en toi. Avec toi je ne risque rien. Et même si un jour je doute, je veux alors crier vers toi, et je sais, que comme à Pierre, tu me tendras la main pour venir à mon secours.

vendredi 11 août 2017

Tapenade de poivrons.


C'est la pleine saison des poivrons, alors profitons-en! Voila une jolie tapenade à partager entre amis à l'heure de l'apéro, sans modération...

Pour 3/4 personnes.

3 poivrons rouge
1 filet d'huile d'olive
3 gousses d'ail
Sel poivre ou 1 pincée de piment d'Espelette


Rincer rapidement les poivrons sous l'eau.
Les couper en 2. Ôter les graines et les parties blanches. 
Couper encore les demi poivrons encore en 2, puis faire cuire sur une plaque allant au four à 200°/210°pendant 25 min . 
Au sortir du four mettre les poivrons dans un sac de congélation, fermer pendant 30 min . La peau s'enlèvera facilement par la suite.

Une fois la peau enlevée, mettre égoutter les poivrons sur une feuille de papier absorbant, sécher.

Pendant la cuisson des poivrons, passer l'ail au presse ail pour l’écraser (ou à l'aide d'un pilon). Réserver.

Dans le bol du Thermomix (ou avec tout autre mixeur) mixer en donnant plusieurs pulsions de Turbo, la chair des poivrons avec l'ail qui a été pressé et réservé. 

Ajouter le sel, le poivre ou le piment d'Espelette pour une note originale. 

Mettre le filet d'huile tout doucement par l'orifice du couvercle Vit4. La consistance doit rester épaisse, crémeuse.
Mettre au frais.

Étaler sur des toasts de pains grillés au toasteur, ou mettre en ramequins pour pouvoir piquer des bâtonnets de légumes crus.




Source: 750g, partage de Collados.

Remarques: La quantité d'ail va varier en fonction de vos goûts et de la grosseur des gousses. Je vous conseil de l'ajouter par petites quantité et d'ajuster en fonctions de vos goûts personnels.
La quantité d'huile va également varier en fonction de la consistance que vous souhaiter obtenir.
La cuisine est aussi affaire de doigté! 

mercredi 2 août 2017

Éventail d'aubergine.

J'ai eu un petit coup de cœur pour une vidéo montrant cette délicieuse recette d'aubergine. Très rapide à faire, parfaite pour un petit repas du soir à 2 ou en accompagnement d'une viande grillée.

1 aubergine moyenne
1 tomate ronde
1 boule de mozzarella 
1 feta (environ les 2/3 d'une boite de 130 g selon goûts)
Sel, poivre
Thym ou mélange herbes de Provence 
Filet d'huile d'olive au basilic 
Quelques feuilles de basilic.

Pour 2 personnes.
Préchauffer le four à 220°



Sur une planche à découper poser l'aubergine. La tailler en lamelles pas trop épaisse, comme pour obtenir un éventail, c'est à dire sans aller jusqu'au bout.



Tailler ensuite en tranches la tomate et la boule de mozzarella 
Glisser entre chaque tranche d'aubergine, en alternant, une rondelle de tomate, une rondelle de mozzarella.
Lorsque l'aubergine est bien garnie, la poser dans un plat allant au four. Saler, poivrer. 

Disposer des petits morceaux de feta sur l'ensemble. Arroser d'un bon filet d'huile d'olive parfumé au basilic, et les feuilles de basilic.
Mettre au four pour 15mn à 220°. Puis baisser la température à 200° et poursuivre la cuisson encore 15mn.
La durée de cuisson va dépendre de l'épaisseur des tranches d'aubergine et si vous aimez l'aubergine plus ou moins ferme ou moelleuse.

dimanche 30 juillet 2017

Le pain du ciel.



Une belle page signée du Bx Charles de Foucauld, pour notre réflexion en ce dimanche, jour par excellence de l'Eucharistie.

"- Dans la sainte communion, Dieu entre en nous corporellement; nous touchons de notre bouche le corps de notre Seigneur Jésus, comme le touchèrent les lèvres de Marie, de Joseph, de Madeleine; il entre en nous comme il reposa dans le sein de Marie.

L'Eucharistie, c'est Jésus enfant nous tendant les bras de sa crèche pour nous offrir et nous demander un baiser.


l'Eucharistie, ce n'est pas seulement la communion, le baiser de Jésus, le mariage avec Jésus, c'est aussi le tabernacle et l'ostensoir, Jésus présent sur nos autels tous les jours jusqu'à la consommation des siècles, vrai Emmanuel, vrai Dieu-avec-nous, s'exposant à toute heure, sur toutes les parties de la terre, à nos regards, à notre adoration et à notre amour, et changeant par cette présence perpétuelle, la nuit de notre vie en une illumination délicieuse.



L'Eucharistie, c'est Dieu avec nous, c'est Dieu en nous, c'est Dieu se donnant perpétuellement à nous, à aimer, adorer, embrasser et posséder.


A lui la gloire, louange, honneur et bénédiction dans les siècles des siècles."






Converti à 28 ans, le père Charles (+1916) fut une figure marquante de la présence aux pauvres et de la vie contemplative au coeur des masses. Ami des Touareg, il est mort assassiné dans le Haggar. Il a été béatifié le 13 novembre 2005.

mercredi 26 juillet 2017

Poulet au curry.


Petit voyage des sens avec ce poulet au curry.
Par facilité j'ai utilisé un sachet d'épices du monsieur qui se " décarcasse" (Mélange malin:Poulet Indien Biryni ou Curry Indien) mais vous pouvez mettre 1 pincée de cannelle et de muscade, ainsi que 2 c à s de votre curry préféré.


Pour 5/6 personnes

6 escalopes de poulet coupées en dés 
1 oignon
1 sachet de mélange malin de curry indien (grande surface) 
3 tomates 
1 pomme-fruit 

200 ml d'eau 
1 cube de bouillon de poule
50 g de crème de coco ou crème fraîche
1 jus de citron 
1 banane 
2 cuillères à soupe de fruits secs (noisettes, amandes etc.)


Couper le poulet en petits morceaux.
Faire chauffer 2 cuillerées à soupe d’huile dans une cocotte, et faire revenir l’oignon émincé et la pomme-fruit râpée. (peut être râpée au TM Vit4/4sec)
Ajouter les morceaux de poulet.
Quand le tout est doré, saupoudrer avec le sachet de curry indien.
Ajouter les tomates pelées et épépinées, coupées en morceaux, l'eau  avec le cube de bouillon de poule.
Faire mijoter 25 mn à feu doux et à couvert.
Au moment de servir, ajouter la crème  et le jus du citron.
Servir avec du riz et une coupelle dans laquelle vous aurez mis, de la banane coupée en rondelles, et quelques fruits secs. (Que je n'avais pas pour la photo!)

lundi 24 juillet 2017

Petites nouvelles

Après quelques soucis de santé (rien de grave, mais toujours un peu pénibles) des difficultés avec l'ordinateur, me voila à nouveau sur mon blog qui m'a bien manqué!

Au milieu de tout cela, une grande joie : je suis devenue grand-mère d'une magnifique petite fille!
Je ne me lasse pas de l'admirer, de la bercer, de la chérir. Je regarde ma fille avec émotion et encore plus de tendresse: ma petite fille est devenue maman et chaque jour je m'émerveille de la découvrir dans ce rôle qui la rend si belle, si touchante!
Comme on dit: "J'ai pris du grade". Cette petite phrase me fait penser aux jolies poupées russes qui en s'ouvrant découvrent une autre poupée toujours plus petite...
J'ai une pensée émue pour ma maman qui nous a quittée, déjà 2 ans... Le cycle de la vie que tu nous a transmis continue!
Je n'oublie pas les papas, qu'ils soient bénis pour leur généreuse présence!

De quoi oublier tous les petits tracas de la vie quotidienne, n'est-ce pas?
A très bientôt sur le blog "Aux 2 Tables"


mercredi 31 mai 2017

Sainte Pétronille.

Ecole italienne du xvie siècle: Sainte Pétronille
Nous fêtons aujourd'hui Sainte Pétronille, première sainte patronne de la France. 

Vierge et martyre romaine, elle était la descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de Vespasien. 

Elle fut catéchisée et baptisée par Saint Pierre Apôtre. Elle est considérée comme sa fille spirituelle.

Elle était d'une beauté extraordinaire mais elle souffrait de paralysie. Or, un jour que les disciples logeaient chez Saint Pierre, Tite lui dit : « Puisque vous guérissez tous les infirmes, pourquoi laissez-vous Pétronille souffrante ? » ; 
« C'est, répondit Saint Pierre, que cela lui vaut mieux : néanmoins, pour que l’on ne puisse pas conclure de mes paroles qu'il est impossible de la guérir, il lui dit:  « Lève-toi promptement, Pétronille, et sers-nous ». Elle fut guérie aussitôt, se leva et les servit. 

Quand elle eut fini de les servir Saint Pierre lui dit : « Pétronille, retourne à ton lit ». Elle y revint aussitôt et la fièvre la reprit comme auparavant : mais dès qu'elle eut eu acquis la perfection dans l’amour de Dieu, elle fut guérit complètement. 

Pétronille était d'une grande beauté. Aussi, le comte Flaccus s'éprit-il d'elle. Mais la vierge, désirant rester fidèle à son Epoux céleste, lui répondit qu'elle ne consentirait pas à le suivre. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.

Reconnue comme patronne des rois de France depuis l'époque de Charlemagne, son sarcophage qui conservait les restes de la sainte fut transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. En adoptant cette sainte comme patronne nationale, la France devient alors la première fille de l'Église comme Pétronille est la fille du premier chef de l'Église ! 
Les attaches de la France avec la sainte ont perduré : Louis XI avait une grande vénération pour elle, il lui adressa de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Ce dernier ayant été guéri, le roi fit embellir la chapelle de Sainte Pétronille. 

Pendant le règne de Louis XII, le Cardinal Jean de Bilhères Lagraulas demanda à Michel-Ange de réaliser une vierge de piété pour la chapelle Sainte-Pétronille.

Aujourd’hui encore, dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. (Cet autel est considéré comme territoire Français). 
Cette chapelle de Sainte Pétronille perpétue le souvenir de l’antique alliance de la papauté et des Francs.
En 1889, Léon XIII fit suspendre en avant de l’autel une lampe dont la flamme ne doit jamais s’éteindre et dont l’inscription dédicatoire dit : « Elle semblera prier sans cesse pour la France ».
Basilique Saint-Pierre au Vatican :
autel contenant le sarcophage de Sainte Pétronille,
mosaïque reproduisant le tableau du Guerchin et lampe votive pour la France.

Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. Sainte Pétronille est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l’invoque pour guérir les fièvres.

Dicton du jour:« Pluie de Sainte Pétronille, quarante jours mouillera nos guenilles ». 

dimanche 2 avril 2017

Celui qui croit en moi ne mourra jamais! crois-tu cela?


La résurrection de Lazare. Monastère de Saint-Jean, près d'Athènes.


Ce 5ème dimanche de Carême, nous lisons l’Évangile de saint Jean (Ch11, 1-45) qui relate le retour à la vie de Lazare. Je vous donne le texte écrit par Maria Valtorta, une mystique chrétienne ayant bénéficié de 1943 à 1947 (et dans une moindre mesure jusqu'en 1953) de visions des scènes de l'Évangile réunies dans une œuvre monumentale : "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
Voir d'autres extraits de cette oeuvre sur ce blog ICI ICI ICI

".......

Marthe sort de la maison au milieu d'un groupe de juifs venus pour rendre visite et parmi lesquels se trouvent Elchias et Sadoc. De sa main elle protège ses yeux las de pleurer, gênés par la lumière, pour voir où est Jésus. Elle le voit. Elle se détache de ceux qui l'accompagnent et court vers Jésus à quelques pas du bassin rendu tout brillant par les rayons du soleil. Elle se jette aux pieds de Jésus après s'être inclinée et elle les baise et, en éclatant en sanglots, elle dit : "Paix à Toi, Maître !"    

Jésus aussi, dès qu'il l'a vue près de Lui, lui a dit : "Paix à toi !" et il a levé la main pour la bénir, en laissant aller celle de l'enfant que Barthélemy a prise tout en l'attirant un peu en arrière.  
        
Marthe poursuit : "Mais il n'y a plus de paix pour ta servante." Elle lève son visage vers Jésus en restant encore à genoux. Et dans un cri de douleur que l'on entend bien dans le silence qui s'est fait elle s'écrie : "Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt, Maître ?" Elle a un ton involontaire de reproche en posant cette question.           

Puis elle revient au ton accablé de quelqu'un qui n'a plus la force de faire des reproches et dont l'unique réconfort est de rappeler les dernières actions et les derniers désirs d'un parent auquel on a cherché à donner ce qu'il désirait et pour qui on n'a pas de remords dans le cœur : "Il t'a tant appelé, Lazare, notre frère !... Maintenant, tu vois ! Je suis désolée et Marie pleure sans pouvoir se donner la paix. Et lui n'est plus ici. Tu sais si nous l'aimions ! Nous espérions tout de Toi !..."     

Un murmure de compassion pour la femme et de reproche à l'adresse de Jésus, un assentiment à la pensée sous-entendue : "et tu pouvais nous exaucer car nous le méritions à cause de l'amour que nous avons pour Toi, et Toi, au contraire, tu nous as déçues" court de groupe en groupe parmi des hochements de tête ou des regards moqueurs. Seuls quelques secrets disciples, disséminés dans la foule ont des regards de compassion pour Jésus qui écoute, très pâle et affligé, la femme désolée qui Lui parle. Gamaliel, les bras croisés dans son ample et riche vêtement de laine très fine, orné de nœuds bleus, un peu à part dans le groupe de jeunes où se trouve son fils et Joseph Barnabé, regarde fixement Jésus, sans haine et sans amour.      

Marthe, après s'être essuyée le visage, recommence à parler : "Mais même maintenant j'espère car je sais que tout ce que tu demanderas à ton Père, te sera accordé." Une douloureuse, héroïque profession de foi, dite d'une voix que les larmes font trembler, avec un regard qui tremble d'angoisse, avec l'ultime espérance qui lui tremble dans le cœur. 

"Ton frère ressuscitera. Lève-toi, Marthe."      

Marthe se lève tout en restant courbée en vénération devant Jésus auquel elle répond : "Je le sais, Maître. Il ressuscitera au dernier jour."            

"Je suis la Résurrection et la Vie. Quiconque croit en Moi, même s'il est mort, vivra. Et celui qui croit et vit en Moi ne mourra pas éternellement. Crois-tu tout cela ?" Jésus, qui d'abord avait parlé d'une voix plutôt basse uniquement à Marthe, élève la voix pour dire ces phrases où il proclame sa puissance de Dieu, et son timbre parfait résonne comme une trompette d'or dans le vaste jardin. Un frémissement presque d'épouvante secoue l'assistance. Mais ensuite certains raillent en secouant la tête.    

Marthe, à laquelle Jésus semble vouloir transfuser une espérance de plus en plus forte en tenant la main appuyée sur son épaule, lève son visage qu'elle gardait penché. Elle le lève vers Jésus, en fixant ses yeux affligés dans les lumineuses pupilles du Christ et serrant ses mains sur sa poitrine, elle répond avec une angoisse différente : "Oui, Seigneur. Je crois cela. 
Je crois que tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant, venu dans le monde. Et que tu peux tout ce que tu veux. Je crois.            
"Maintenant, je vais prévenir Marie" et elle s'éloigne rapidement en disparaissant dans la maison.         

Jésus reste où il était, ou plutôt il fait quelques pas en avant et s'approche du parterre qui entoure le bassin. Le parterre est tout éclairé de ce côté par la fine poussière du jet d'eau qu'un vent léger pousse de ce côté comme un plumet d'argent, et il paraît se perdre, Jésus, dans la contemplation du frétillement des poissons sous le voile de l'eau limpide, dans leurs jeux qui mettent des virgules d'argent et des reflets d'or dans le cristal des eaux frappées par le soleil.      
Les juifs l'observent. Ils se sont involontairement séparés en groupes bien distincts. D'un côté, en face de Jésus, tous ceux qui Lui sont hostiles, habituellement divisés entre eux par esprit sectaire, maintenant d'accord pour s'opposer à Jésus. À côté de Lui, derrière les apôtres, auxquels s'est réuni Jacques de Zébédée, Joseph, Nicodème et les autres d'esprit bienveillant. Plus loin, Gamaliel, toujours à sa place et avec la même attitude, est seul, car son fils et ses disciples se sont séparés de lui pour se répartir entre les deux groupes principaux pour être plus près de Jésus.        


Avec son cri habituel : "Rabboni !" Marie sort de la maison en courant, les bras tendus vers Jésus. Elle se jette à ses pieds qu'elle baise en sanglotant. Divers juifs, qui étaient dans la maison avec elle et qui l'ont suivie, unissent à ses pleurs leurs pleurs d'une sincérité douteuse. Maximin aussi, Marcelle, Sara, Noémi ont suivi Marie ainsi que tous ses serviteurs et de fortes lamentations s'élèvent. Je crois que dans la maison il n'est resté personne. Marthe, en voyant pleurer ainsi Marie, redouble elle aussi ses pleurs.         

"Paix à toi, Marie. Lève-toi ! Regarde-moi ! Pourquoi ces pleurs semblables à ceux des gens qui n'ont pas d'espérance ?" Jésus se penche pour dire doucement ces paroles, ses yeux dans les yeux de Marie qui, restant à genoux, reposant sur ses talons, tend vers Lui ses mains dans un geste d'invocation et ne peut parler tant elle sanglote : "Ne t'ai-je pas dit d'espérer au-delà de ce qui est croyable pour voir la gloire de Dieu ? Est-ce que par hasard ton Maître est changé pour que tu aies raison d'être ainsi angoissée ?"          

Mais Marie ne recueille pas les mots qui veulent déjà la préparer à une joie trop forte après tant d'angoisse, et elle crie, finalement maîtresse de sa voix :  "Oh ! Seigneur ! Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt ? Pourquoi t'es-tu tellement éloigné de nous ?         

Tu le savais que Lazare était malade ! Si tu avais été ici, il ne serait pas mort, mon frère. 
Pourquoi n'es-tu pas venu ? Je devais lui montrer encore que je l'aimais. Il devait vivre. Je devais lui montrer que je persévérais dans le bien. Je l'ai tant angoissé, mon frère ! Et maintenant ! Maintenant que je pouvais le rendre heureux, il m'a été enlevé ! Tu pouvais me le laisser, donner à la pauvre Marie la joie de le consoler après lui avoir donné tant de douleur. Oh ! Jésus ! Jésus ! Mon Maître ! Mon Sauveur ! Mon espérance !" et elle s'abat de nouveau, le front sur les pieds de Jésus qui se trouvent de nouveau lavés par les pleurs de Marie, et elle gémit : "Pourquoi as-tu fait cela, ô Seigneur ? ! Même à cause de ceux qui te haïssent et se réjouissent de ce qui arrive... 
Pourquoi as-tu fait cela, Jésus ? !" Mais il n'y a pas de reproche dans le ton de la voix de Marie comme dans celui de Marthe, il y a seulement l'angoisse de quelqu'une, qui outre sa douleur de sœur, a aussi celle d'une disciple qui sent amoindrie dans le cœur d'un grand nombre l'opinion de son Maître. 

Jésus, très penché pour entendre ces paroles qu'elle murmure la face contre terre, se redresse et dit à haute voix : "Marie, ne pleure pas ! Ton Maître aussi souffre de la mort de l'ami fidèle... car il a dû le laisser mourir..."     

Oh ! quelles railleries et quels regards de joie livide il y a sur les visages des ennemis du Christ ! Ils le voient vaincu, et s'en réjouissent, alors que les amis deviennent de plus en plus tristes.   


Jésus dit encore plus fort : "Mais, je te le dis : ne pleure pas. Lève-toi ! Regarde-moi ! Crois-tu que Moi qui t'ai tant aimée j'ai fait cela sans motif ? Peux-tu croire que je t'ai donné cette douleur inutilement ? Viens.       
"Allons vers Lazare. Où l'avez-vous mis ?"    

Jésus, plutôt que Marie et Marthe, qui ne parlent pas prises comme elles le sont par des pleurs plus forts, interroge tous les autres, surtout ceux qui, sortis avec Marie de la maison, semblent les plus troublés. Ce sont peut-être des parents plus âgés, je ne sais pas. Et ceux-ci répondent à Jésus, visiblement affligé : "Viens et vois" et ils se dirigent vers l'endroit où se trouve le tombeau à l'extrémité du verger, là où le sol a des ondulations et des veines de roche calcaire qui affleurent à la surface du sol.          

Marthe, à côté de Jésus qui a forcé Marie à se lever et il la conduit, car elle est aveuglée par ses larmes, montre de la main à Jésus où se trouve Lazare et quand ils sont près de l'endroit elle dit aussi : "C'est ici, Maître, que ton ami est enseveli" et elle indique la pierre posée obliquement à l'entrée du tombeau.
     
Jésus pour s'y rendre, suivi de tout le monde, a dû passer devant Gamaliel. Mais ils ne se sont pas salués. Ensuite Gamaliel s'est uni aux autres en s'arrêtant comme tous les pharisiens les plus rigides à quelques mètres du tombeau, alors que Jésus s'avance tout près avec les sœurs, Maximin et ceux qui sont peut-être des parents. Jésus contemple la lourde pierre qui sert de porte au tombeau et forme un lourd obstacle entre Lui et l'ami éteint, et il pleure. Les larmes des sœurs redoublent et de même celles des intimes et familiers. 
      

"Enlevez cette pierre" crie Jésus tout d'un coup, après avoir essuyé ses larmes.       

Tous ont un geste d'étonnement et un murmure court dans le rassemblement qui a grossi de quelques habitants de Béthanie qui sont entrés dans le jardin et se sont mis à la suite des hôtes. Je vois certains pharisiens qui se touchent le front en secouant la tête comme pour dire : "Il est fou !"      

Personne n'exécute l'ordre. Même chez les plus fidèles, on éprouve de l'hésitation, de la répugnance à le faire.            

Jésus répète plus fort son ordre, effrayant encore davantage les gens pris par deux sentiments opposés et qui, après avoir pensé à fuir, s'approchent tout à coup davantage pour voir, défiant la puanteur toute proche du tombeau que Jésus veut faire ouvrir.    

"Maître, ce n'est pas possible" dit Marthe en s'efforçant de retenir ses pleurs pour parler :  "Il y a déjà quatre jours qu'il est là dessous. Et tu sais de quel mal il est mort ! Seul notre amour pouvait le soigner... Maintenant la puanteur est certainement plus forte malgré les onguents... Que veux-tu voir ? Sa pourriture ?... On ne peut pas... même à cause de l'impureté de la corruption et..."         

"Ne t'ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire de Dieu ? Enlevez cette pierre, je le veux !" 

C'est un cri de volonté divine... Un "oh !" étouffé sort de toutes les poitrines. Les visages deviennent blêmes, certains tremblent comme s'il était passé sur tous un vent glacial de mort. 

Marthe fait un signe à Maximin et celui-ci ordonne aux serviteurs de prendre les outils pouvant servir à remuer la lourde pierre.         

Les serviteurs s'en vont rapidement pour revenir avec des pics et des leviers robustes. Ils travaillent en faisant entrer la pointe brillante des pics entre la roche et la pierre, et ensuite ils remplacent les pics par des leviers robustes et enfin ils soulèvent avec attention la pierre en la faisant glisser d'un côté et en la traînant ensuite avec précaution contre la paroi rocheuse. Une puanteur infecte sort du sombre trou et fait reculer tout le monde.           

Marthe demande tout bas : "Maître, tu veux y descendre ? Si oui, il faut des torches..." mais elle est livide à la pensée qu'il doit le faire.        



Jésus ne lui répond pas. Il lève les yeux vers le ciel, met ses bras en croix et prie d'une voix très forte, en scandant les mots :  "Père ! Je te remercie de m'avoir exaucé. Je le savais que Tu m'exauces toujours, mais je le dis pour ceux qui sont présents ici, pour le peuple qui m'entoure, pour qu'ils croient en Toi, en Moi, et que Tu m'as envoyé !"      

Il reste encore ainsi un moment et il semble ravi en extase tellement il est transfiguré alors que, sans plus émettre aucun son, il dit des paroles secrètes de prière ou d'adoration, je ne sais. Ce que je sais, c'est qu'il a tellement outrepassé l'humain, qu'on ne peut le regarder sans se sentir le cœur trembler dans la poitrine. Il semble devenir lumière en perdant son aspect corporel, se spiritualiser, grandir et même s'élever de terre. Tout en gardant la couleur de ses cheveux, de ses yeux, de sa peau, de ses vêtements, au contraire de ce qui se passa à la transfiguration du Thabor durant laquelle tout devint lumière et éclat éblouissant, il paraît dégager de la lumière et que tout ce qui est de Lui devient lumière. La lumière semble l'entourer d'un halo, en particulier son visage levé vers le ciel, certainement ravi dans la contemplation du Père. 
  
Il reste ainsi quelque temps, puis redevient Lui : l'Homme, mais d'une majesté puissante. Il s'avance jusqu'au seuil du tombeau. Il déplace ses bras — que jusqu'à ce moment il avait gardés ouverts en croix, les paumes tournées vers le ciel — en avant, les paumes vers la terre, et par conséquent les mains se trouvent déjà à l'intérieur du tunnel du tombeau, toutes blanches dans ce tunnel obscur. Il plonge le feu bleu de ses yeux, dont l'éclat miraculeux est aujourd'hui insoutenable, dans cette obscurité muette, et d'une voix puissante, avec un cri plus fort que celui par lequel il commanda sur le lac aux vents de tomber, d'une voix que je ne Lui ai jamais entendue dans aucun miracle, il crie :  "Lazare ! Viens dehors !" L'écho répercute sa voix dans la cavité du tombeau et se répand ensuite à travers tout le jardin, se répercute contre les ondulations du terrain de Béthanie, je crois qu'il s'en va jusqu'aux premiers escarpements au-delà des champs et revient de là, répété et amorti, comme un ordre qui ne peut faillir. Il est certain que de tous les côtés, on entend à nouveau : "dehors ! dehors ! dehors !"     


Tous éprouvent un frisson plus intense, et si la curiosité les cloue tous à leurs places, les visages pâlissent et les yeux s'écarquillent alors que les bouches s'entrouvrent involontairement avec déjà dans la gorge le cri de stupeur.    

Marthe, un peu en arrière et de côté, est comme fascinée en regardant Jésus. Marie tombe à genoux, elle qui ne s'est jamais écartée de son Maître, elle tombe à genoux au bord du tombeau, une main sur sa poitrine pour calmer les palpitations de son cœur, l'autre qui inconsciemment et convulsivement tient un pan du manteau de Jésus, et on se rend compte qu'elle tremble car le manteau a de légères secousses imprimées par la main qui le tient. 


Tableau de Léon Bonnat 1857.  Musée de Bayonne.

Quelque chose de blanc semble émerger du plus profond du souterrain. C'est d'abord une petite ligne convexe, puis elle fait place à une forme ovale, puis à l'ovale se substituent des lignes plus amples, plus longues, de plus en plus longues. Et celui qui était mort, serré dans ses bandes, avance lentement, toujours plus visible, fantomatique, impressionnant. 

Jésus recule, recule, insensiblement, mais continuellement à mesure que Lazare avance. La distance, entre les deux, reste donc la même.            

Marie est contrainte de lâcher le pan du manteau, mais elle ne bouge pas de l'endroit où elle est. La joie, l'émotion, tout, la cloue à l'endroit où elle était.   

Un "oh !" de plus en plus net sort des gorges d'abord fermées par la douleur de l'attente. C'est d'abord un murmure à peine distinct qui se change en voix, et la voix devient un cri puissant.       



Lazare est désormais au bord du tombeau et il s'arrête là, raide, muet, semblable à une statue de plâtre à peine ébauchée et donc informe, une longue chose, mince à la tête, mince aux jambes, plus large au tronc, macabre comme la mort elle-même, spectrale, dans la blancheur des bandes contre le fond sombre du tombeau. Au soleil qui l'enveloppe, les bandes paraissent ça et là laisser couler la pourriture.            

Jésus crie d'une voix forte : "Débarrassez-le et laissez-le aller. Donnez-lui des vêtements et de la nourriture."        

"Maître !..." dit Marthe, et elle voudrait peut-être en dire davantage, mais Jésus la regarde fixement, la subjuguant de son regard étincelant, et il dit : "Ici ! Tout de suite ! Tout de suite, apportez un vêtement. Habillez-le en présence de tout le monde et donnez-lui à manger." Il commande et ne se retourne jamais pour regarder ceux qui sont derrière et autour de Lui. 

Son œil regarde seulement Lazare, Marie qui est près du ressuscité sans souci de la répulsion que donnent à tous les bandes souillées, et Marthe qui halète comme si son cœur allait éclater et qui ne sait si elle doit crier sa joie ou pleurer...            

Les serviteurs se hâtent d'exécuter les ordres. Noémi s'en va en courant la première et la première revient avec les vêtements qu'elle tient pliés sur son bras. Quelques-uns délient les lacets des bandelettes après avoir retroussé leurs manches et relevé leurs vêtements pour qu'ils ne touchent pas la pourriture qui coule. Marcelle et Sara reviennent avec des amphores de parfums, suivies de serviteurs les uns avec des bassins et des brocs fumants d'eau chaude, les autres avec des plateaux, des bols pleins de lait, du vin, des fruits, des fouaces recouvertes de miel.             

Les bandelettes étroites et très longues, de lin, me semble-t-il, avec des lisières des deux côtés, certainement tissées pour cet usage, se déroulent comme des rouleaux de ganse d'une grande bobine et s'entassent sur le sol, alourdies par les aromates et la pourriture. Les serviteurs les écartent en se servant de bâtons. Ils ont commencé par la tête, et là aussi il y a la pourriture qui s'est écoulée du nez, des oreilles, de la bouche. Le suaire placé sur le visage est tout trempé de ces souillures et le visage de Lazare que l'on voit très pâle, squelettique, avec les yeux tenus fermés par des pommades mises dans les orbites, avec les cheveux collés et de même la barbiche du menton, en est tout souillé. Le drap descend lentement, le suaire mis autour du corps, à mesure que les bandelettes descendent, descendent, descendent, libérant le tronc qu'elles avaient comprimé pendant de nombreux jours, et rendant une forme humaine à ce qu'elles avaient d'abord rendu semblable à une grande chrysalide. Les épaules osseuses, les bras squelettiques, les côtes à peine couvertes de peau, le ventre creusé, apparaissent lentement. À mesure que les bandes tombent, les sœurs, Maximin, les serviteurs, s'empressent d'enlever la première couche de crasse et de baume, et s'y appliquent en changeant continuellement l'eau rendue détergente par les aromates qu'on y a mis jusqu'à ce que la peau apparaisse nette.        
Rambrandt 1630
La résurrection de Lazare détail.
Lorsqu'on a dégagé le visage de Lazare et qu'il peut regarder, il dirige son regard vers Jésus avant même de regarder ses sœurs. Il oublie tout et s'abstrait de tout ce qui arrive pour regarder, avec un sourire d'amour sur ses lèvres pâles et une larme lumineuse au fond des yeux, son Jésus. Jésus aussi lui sourit et a une lueur de larme dans le coin de l'œil, mais sans parler il dirige le regard de Lazare vers le ciel, Lazare comprend et remue les lèvres dans une prière silencieuse.     

Marthe croit qu'il veut dire quelque chose sans avoir encore de voix et elle demande; "Que me dis-tu, mon Lazare ?"           

"Rien, Marthe. Je remerciais le Très-Haut." La prononciation est assurée, la voix forte. 

Les gens poussent de nouveau un "oh !" étonné.       

Désormais ils l'ont dégagé jusqu'aux hanches, libéré et propre, et ils peuvent le revêtir de la tunique courte, une sorte de chemisette qui dépasse l'aine pour retomber sur les cuisses. 

On le fait asseoir pour dégager ses jambes et les laver. Quand elles apparaissent, Marthe et Marie poussent un grand cri en montrant les jambes et les bandelettes. Sur les bandelettes qui serraient les jambes, et sur le suaire posé par dessous, les écoulements purulents sont si abondants qu'ils forment des grosses gouttes sur les toiles, mais les jambes visiblement sont tout à fait cicatrisées. Seules les cicatrices rouges-bleuâtres indiquent où elles étaient gangrenées.


Tous les gens crient plus fort leur étonnement. Jésus sourit et aussi Lazare qui regarde un instant ses jambes guéries, puis s'abstrait de nouveau pour regarder Jésus. Il semble ne pouvoir se rassasier de le voir. Les juifs, pharisiens, sadducéens, scribes, rabbis, s'approchent avec précaution pour ne pas souiller leurs vêtements. Ils regardent de tout près Lazare, ils regardent de tout près Jésus. Mais ni Lazare ni Jésus ne s'occupent d'eux : ils se regardent et tout le reste est inexistant.             

Voilà que l'on met les sandales à Lazare. Il se lève, agile, sûr de lui. Il prend le vêtement que Marthe lui présente et l'enfile tout seul, lie sa ceinture, ajuste les plis. Le voilà, maigre et pâle, mais semblable à tout le monde. Il se lave encore les mains et les bras jusqu'aux coudes après avoir retroussé ses manches. Et puis avec une nouvelle eau il se lave de nouveau le visage et la tête, jusqu'à ce qu'il se sente tout à fait net. Il essuie ses cheveux et son visage, rend la serviette au serviteur et va tout droit vers Jésus. Il se prosterne, Lui baise les pieds.         


Jésus se penche, le relève, le serre contre son cœur en lui disant : "Bien revenu, mon ami. Que la paix soit avec toi et la joie. Vis pour accomplir ton heureuse destinée. Lève ton visage pour que je te donne le baiser de salutation." Il dépose un baiser sur les joues et Lazare Lui rend son baiser.    

C'est seulement après avoir vénéré et embrassé le Maître que Lazare parle à ses sœurs et les embrasse, puis il embrasse Maximin et Noémi qui pleurent de joie, et certains autres dont je crois qu'ils lui sont apparentés ou amis très intimes. Puis il embrasse Joseph, Nicodème, Simon le Zélote et quelques autres.          

Jésus va personnellement trouver un serviteur qui a sur les bras un plateau avec de la nourriture et il prend une fouace avec du miel, une pomme, une coupe de vin et il offre le tout à Lazare, après les avoir offerts et bénis, pour qu'il se restaure. Et Lazare mange avec l'appétit de quelqu'un qui se porte bien. Tout le monde pousse encore un "oh !" d'étonnement.
......."

  
Extrait de "L’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta Tome 8, chapitre 8         

vendredi 31 mars 2017

Gratin à la patate douce mode dauphinoise.


Sur le même principe que le gratin dauphinois, le gratin à la patate douce au Thermomix s'est révélé délicieux!
De plus la patate douce à l'avantage d'avoir un Index Glycémique bas: 40 pour la crue et 50 pour la cuite, contrairement à la pomme de terre qui possède un Index Glycémique élevé (entre 65 et 95 selon le mode de préparation)
Ce gratin conviendra donc parfaitement aux gourmands qui font attention à leur taux de sucre.

Pour 4/5 personnes.
1 kg de patate douce
250 g de lait 
250 g de crème fraîche liquide
1 c à s de curry en poudre 
Sel, poivre
Fromage râpé. (Comté, gruyère, parmesan.) 


Éplucher, couper les patates douces en tranches fines.

Les mettre  dans le bol avec le lait, la crème fraîche, le curry, le sel et le poivre.

Programmer 12 min/100°/Sens inverse/Vit "cuillère".

A l'arrêt de la minuterie, verser le tout dans un plat allant au four, recouvrir de fromage râpé et poursuivre la cuisson pendant 20 à 30 minutes entre 200° et 210°en surveillant la cuisson. Une lame de couteau doit s'enfoncer sans résistance.
Servir bien chaud en accompagnement d'une viande ou en plat unique. (Conviendra alors à 2/3 personnes)
La fleur de la patate douce ressemble à la fleur de liseron. Normal!
Les 2 plantes sont de la même famille.

Remarques: 
- Pour une touche encore plus exotique, remplacer la crème fraîche par de la crème de coco!
- Pour tout savoir sur les Index Glycémiques, un petit tour par ICI