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mercredi 7 octobre 2015

Octobre avec Notre Dame du Rosaire.


La Vierge remettant le rosaire à Sainte Catherine de Sienne et Saint Dominique.
Toile attribuée à René Granjean (vers 1622)
Depuis l’année 1886, le mois d’octobre, est traditionnellement appelé  mois du Rosaire, . Il est le deuxième mois marial de l'année avec le mois de mai.  Il comprend deux dates importantes : celle du 7 octobre (1571) et celle du 13 octobre (1917).


Pour commémorer la victoire de Lépante en 1571, le pape Pie V institua la fête de Notre-Dame de la Victoire, le 7 octobre. Puis en 1573, Grégoire XIII changea le nom en fête du Saint-Rosaire et en 1913, Pie X en fête de Notre-Dame du Rosaire.
 
 
La bataille de Lépante par Andries van Eertvelt, 1622.
En 2 mots qu’en est-il de la bataille de Lépante?
 
 
Celle-ci étant au dire de Cervantès : « la plus mémorable rencontre qu’aient vue les siècles passés et qu’espèrent voir les siècles à venir ».
 
Ce fut en effet la bataille navale la plus importante entre celle d’Actium en 31 avant J.-C. et celle d’Aboukir, en 1798, pendant les guerres napoléoniennes.  Le pape Grégoire XIII assura que les processions faites à Rome par les confréries du Saint-Rosaire ont fortement contribué à cette victoire par cette armée de prière.
 
De nombreuses références sur internet ICI, ICI, ICI animation vidéo ICI


Pour ce qui est de la fête du 13 octobre 1917  tous les catholiques (ou presque) ont entendu parler de ce qui s’est passé à Fatima, au Portugal.
 
 
Notre-Dame apparut du dessus du chêne-vert, à trois petits bergers: Lucie, Yacinthe, François. La pluie tombait à verse.

S'adressant à Lucie, Elle lui dit : « Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet  tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. » 
De nombreuses demandes de guérison étaient demandées à Notre-Dame. « Les uns guériront, les autres non, car il faut qu'ils se corrigent, qu'ils demandent pardon de leurs péchés. [Et prenant un air plus triste] : Il faut cesser d'offenser davantage Dieu Notre Seigneur, car Il est déjà trop offensé », dit Notre-Dame.
 
 
Pendant qu'Elle s'entretenait avec Lucie, la foule vit par trois fois se former autour du chêne une nuée, qui, ensuite, s'éleva dans l'air pour finalement disparaître.


Et le miracle du soleil se produisit:
 
 
 Pendant que Notre-Dame s'élevait, le reflet de la lumière qui se dégageait d'Elle se projeta sur le soleil. C'est à ce moment que la foule put contempler la danse du soleil : la pluie cessa, les nuages se dispersèrent brusquement, laissant apparaître un ciel clair.
 
 
La foule put regarder directement le soleil sans aucun risque. Un grand silence régnait. L'astre se mit à trembler avec des mouvements brusques, puis il tourna sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumière de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Il semblait s'approcher de la terre. Le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, paraissait brusquement se détacher du ciel et avancer en zigzaguant sur la foule. Plusieurs personnes s'évanouirent de frayeur, mais le soleil s'arrêta. La foule put constater que leurs vêtements, trempés par la pluie quelques minutes auparavant, étaient secs ! Il a été prouvé scientifiquement qu’il ne s’agissait pas d’une illusion d’optique ou d’hallucination collective.
 
 
Pendant les 10 mn ou la foule contemplait le miracle, Lucie vit trois tableaux successifs : « la vision de la Sainte Famille », la vision de Notre-Dame des Douleurs : la vision de Notre-Dame du Mont-Carmel. François et Jacinthe quand à eux virent seulement le premier. Ce fut la dernière fois que Notre-Dame apparut à la Cova da Iria, laissant les preuves irréfutables de Son existence.

 
 
L’Eglise étant très prudente sur les apparitions, ce n'est que le 13 octobre 1930, que l'Évêque de Leiria publia la lettre pastorale « A divina Providentia » sur le culte de Notre-Dame de Fatima et déclara dignes de foi les visions des enfants à la Cova da Iria.
 
 
 
Le 1er octobre 1930, le Pape Pie XI accordait des indulgences aux pèlerins de Fatima, encourageant ainsi la dévotion populaire envers Notre-Dame du Rosaire. Le chapelet, une arme puissante ! "L'Ave Maria bien dit, avec dévotion et modestie, est, selon les saints, l'ennemi du diable, qui le met en fuite et le marteau qui l'écrase" (St Louis-Marie Grignion de Monfort).
Autre beau résumé du "Miracle du soleil" ICI


 Concrètement et pratiquement la prière du Rosaire c’est quoi, comment faire?





 

"Le Rosaire est la contemplation du Christ dans ses mystères, en union intime avec la Très Sainte Vierge Marie. (Jean-Paul II, Angelus, 14 oct. 2001).
 
 
Que savons-nous du rosaire ? L'usage d'un "collier de grains" pour prier est apparemment une invention indienne et remonte à la plus haute antiquité. Il s'est répandu dans diverses religions : l'hindouisme, le bouddhisme, l'islam et aussi l'orthodoxie et le catholicisme.
 
 
Au premier millénaire, le "Psautier du Christ" était une prière chrétienne qui consistait à réciter 150 Notre Père, en référence aux 150 psaumes de la Bible. Pour ne pas perdre le compte, les fidèles utilisaient un collier de 150 grains, nommé patenôtre, instrument de piété qui est à l'origine des chapelets actuels. Vers le XIe siècle, par analogie, le "Psautier de la Vierge" se développa, consistant en une série de 150 Ave.
 
 

Dans la religion catholique, le rosaire est un grand chapelet consacré à la Vierge, composé de quinze dizaines de petits grains précédées chacune d'un grain plus gros appelé pater. Il tire son nom du latin ecclésiastique rosarium, qui désignait la guirlande de roses dont la Vierge était couronnée.
 
Le nombre quinze correspond aux quinze mystères auxquels sont associés la Vierge et le Christ. Pour qui fréquente l’église régulièrement, les mystères sont bien connus. Il n’est sans doute pas inintéressant d’en rappeler les grandes lignes.
 
 
Les mystères concernent les « Mystères Joyeux » : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, la présentation de l’enfant Jésus au Temple, le Recouvrement de l’enfant Jésus au Temple.
 
 
Les « Mystères douloureux » : Agonie de Jésus au jardin des Oliviers, Flagellation, Couronnement d’épines, Portement de Croix, Mort de Notre Seigneur sur la Croix.
 
 
Les « Mystères glorieux » : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de la Très Sainte Vierge au ciel.
 
 
Chaque mystère est annoncé ou médité, suivi d’une dizaine de chapelet (une dizaine de « Je vous salue Marie »). Le Saint Pape Jean-Paul II a ajouté un nouveau mystère en 2002, passant ainsi de 15 à 20 dizaines en décrétant:
 
 
Les « Mystères lumineux »: Le Baptême du Christ, les Noces de Cana, la proclamation du Royaume, la Transfiguration, l’Eucharistie.

Voir méthode pratique ICI


 
 
 
« Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge » (Petite Thérèse). 
 
 
 
Selon l’Eglise, qui nous invite tout ce mois d’octobre à méditer le rosaire, cette prière est comme le levain qui peut régénérer la terre. 
 
Puisse ce mois d’octobre nous apporter - avec le rosaire - un peu d’espérance de paix dans tous ces pays en guerre et nous maintenir dans la confiance et la sérénité dans nos familles et dans notre travail. Restons à l’écoute du monde et du ciel.
 
 
Voir aussi article plus ancien sur Notre Dame du Rosaire