Pourquoi AUX 2 TABLES? parce que l'homme ne vit pas que de pain....

Qui êtes-vous ?

Ma photo

 Bienvenue sur mon blog "AUX 2 TABLES", où nourritures terrestres et nourritures célestes se côtoient. Sentez-vous libre de grignoter, goûter, déguster l'une ou l'autre selon votre appétit...

mercredi 28 janvier 2015

Gâteau de Savoie.

Un classique qui pour moi, a un goût d’enfance. C’est un gâteau assez économique, sans matière grasse. Léger comme une plume, il accompagnera parfaitement un thé ou un café. Nature ou avec une crème, une compote de fruit, il fond dans la bouche.

Ce gâteau a une belle histoire que vous pouvez lire ICI

Voici ma recette version Thermomix:

5 œufs (gros)
50 g de maïzena
80 g de farine
130+20 g de sucre
Petite pincée de sel


Parfum: Vanille liquide, zeste citron, ou fleur d’oranger.

Préchauffer le four à 160°.
Dans le bol, mettre le fouet, les blancs et le sel pour 2mn30/Vit 3

Ajouter 20 g de sucre et reprendre pour 2mn/Vit4. Réserver dans un saladier.

Dans le bol rapidement rincé, mettre le fouet, les jaunes, le sucre restant et le parfum pour 2mn/vit 3.

Retirer le fouet et ajouter la farine, la maïzena. Programmer 1mn30/bol fermé/Épi.

Repositionner le fouet sur les couteaux.

Programmer 5mn/Vit Cuillère/Sens Inverse. Faire tomber les blancs par l’ouverture. Au bout des 5mn vous devez  obtenir une préparation lisse et mousseuse.

Verser dans un moule pas trop large, un peu haut.
Enfourner à 165° chaleur tournante pendant 40mn. A adapter en fonction de vos habitudes, four, moules…

En passant, servez-vous!







jeudi 8 janvier 2015

Petite mousse de litchis.

Un dessert élégant, tout en finesse de parfums et de textures.

6 fruits de la passion
1 boite de litchis au sirop (en réserver 2-3 pour le décor)
1 citron vert
2 blancs d’œufs
80 gr de sucre (70 gr pour moi)
250 gr de crème liquide 35% de matière grasse
3 feuilles de gélatine (3 x 2 gr)
Sirop de fruit de la passion pour le décor (facultatif)

Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans un bol d’eau bien froide.

Mettre la crème fraîche au congélateur 1/4 d’heure, le temps de préparer la mousse de fruit.

Avec une râpe fine, récupérer le zeste du citron vert. Réserver. Presser le citron vert.

Égoutter les litchis en réservant 50 gr de sirop.

Mettre les litchis égouttés et le jus de citron vert dans le bol. Mixer en très fine purée 40 sec/Vit10. Verser la préparation dans un saladier.

Mettre dans le bol, les 50 gr de sirop réserver. Faire chauffer 3mn/90°/Vit2

A la sonnerie, essorer les feuilles de gélatine entre les doigts, la mettre dans le bol. Mélanger 30 s/Vit3

Verser dans le saladier avec la purée de litchis. Bien mélanger avec une spatule.

Rincer et sécher soigneusement le bol. Mettre le fouet, les blanc d’œufs et monter les blancs en augmentant progressivement jusqu'à Vit 3,5.

Au bout d’1 mn, ajouter le sucre lentement par l’orifice du couvercle. Continuer de fouetter encore 1 mn, jusqu’à ce que les blancs soient bien fermes. Augmenter ce temps si besoin.

Une fois les blancs montés, les incorporer délicatement avec une spatule à la purée de litchis.

Rincer et sécher le bol.

Mettre le fouet, la crème bien froide dans le bol et monter la crème en chantilly. 


Avec la crème à 35%, il m’a fallu 2mn/Vit4. (Le fouet du TM5 est nettement plus performant. Il est compatible avec le TM35) Bien surveiller l'opération pour ne pas voir la crème se transformer en beurre!

Lorsque la crème est montée, l’incorporer au mélange précédent.

Préparer les verrines:
Ouvrir les fruits de la passion en 2 et verser la pulpe de chacun dans une  verrine.
Répartir délicatement la mousse au litchi par dessus et réserver au réfrigérateur au moins 2 heures avant de servir.

Avant de servir, décorer les verrine avec le zeste de citron, le sirop de fruit de la passion et quelques morceaux de litchis.


Source: Magasine "Gourmand" N°309

mardi 6 janvier 2015

Galette des Rois.


Après la galette Franc-Comtoise de l’année dernière, voici une recette que je teste savoure depuis 2 ans déjà. 

Un mélange très raffiné de frangipane et de fruits. 
Son nom: “Douceur Lorraine."

Je la tiens d’une amie, qui la tient d’une amie… aussi je ne suis pas très sure que les ingrédients, proportions soient exactement ceux de son “créateur”. 
J’ai fini par savoir qui a imaginé cette petite merveille: Mr Cédric Charles, qui l’a présentée en exclusivité lors d’une assemblée chez Tupperware Lorraine. (2012)
Merci à lui pour cette belle galette aux saveurs typiquement régionales!

2 disques de pâte feuilletée maison ou du commerce (pur beurre)
2 œufs
100 gr de beurre mou
100 gr de sucre semoule
100 gr de poudre d'amande
40 gr de crème liquide
20 gr de farine
Arôme mirabelle ou 4 gouttes d'huile essentielle de bergamote
1 c a s d'alcool de mirabelle
100 gr de mirabelle dénoyautées (surgelés, ou si au sirop: égouttées) (pour des gourmands comme moi 200 gr)
1 jaune d'œuf + 1 c a s de lait.

Dans le bol du Thermomix, mettre le beurre et le sucre mélanger 2mn/Vit4 
A mi-temps, racler la paroi du bol. On obtient un beurre pommade très onctueux.

Ajouter la poudre d'amande, la farine et les 4 gouttes d’huile essentielle (ou arome)Mélanger 1mn/Vit4

Ajouter les œufs, la crème, mélanger 1mn/Vit4.

Entre chaque ajout, bien racler les parois du bol avec une spatule.

Placer la préparation au froid durant la préparation des fruits. 
 
Dans une poêle bien chaude, faire revenir les mirabelles avec une noisette de beurre et 1 c a s de sucre en poudre (si surgelées) pour les caraméliser légèrement. Le sucre n'est pas nécessaire pour des fruits au sirop déjà sucrés. Laisser réduire. 
Lorsqu’elles commencent à prendre couleur, ajouter l’alcool de mirabelle. Bien mélanger. Personnellement je ne fais pas flamber. (Si vous le faite, n'oubliez pas d'arrêter la hôte).  Laisser refroidir.

Déposer un premier disque de pâte feuilletée sur une tôle à pâtisserie avec si besoin une feuille silicone sous la pâte.  La piquer légèrement à la fourchette.



Sortir la frangipane du froid, la répartir avec une spatule sur la pâte et placer la fève.
Ajouter les mirabelles refroidies.

Avec un pinceau mouiller les bord de la pâte avec le mélange jaune + lait   puis poser le second disque de pâte par dessus.

Il est important que les disques de pâtes soient bien froids, pour obtenir une belle “soudure”
Pas assez froide la pâte était un peu collante!
Pour souder tout le tour des 2 disques de pâte:
Placer l'index et le majeur d'une main sur le bord et appuyer pour coller les 2 disques ensemble puis rabattre avec l'autre main la pâte entre les 2 doigts. Faire de même pour tout le tour.

Avec la pointe d'un couteau faire des dessins sur la pâte. 

Dorer au pinceau avec le mélange jaune+lait.

Cuire à 190 °c pendant 25 à 30 minutes.

Servir légèrement tiède.


lundi 5 janvier 2015

Tajine d’agneau aux citrons confits et pruneaux.

Pour les plats à cuisson longue, je préfère prendre une cocotte plutôt que le Thermomix. Cela me permet de mitonner un petit dessert avec Momo pendant ce temps. Et puis il faut bien faire travailler un peu ces bonnes vieilles casseroles!

Le citron confit n’apparaît pas vraiment sur la photo, mais je peux vous assurer que le gout y était bien… ! Un plat qui embaume la maison , très simple à réaliser.

4 souris d'agneau ou un sauté d'agneau (500/600gr)
2 petits citrons confits
12 pruneaux
12 olives violettes
2 oignons
2 gousses d'ail
Huile d'olive
Epices à tajine
ou :
1 c à café de cumin en poudre
1 c à café de cannelle
1 c à café de curcuma

1 bouillon cube de volaille
 graine de couscous

Faire revenir les oignons dans un peu d'huile d'olive, sans les faire griller. 
Ajouter les souris d'agneau ou les morceaux de sauté d’agneau et les faire dorer quelques minutes.

Ajouter les épices, l'ail en morceau et dégermé, les pruneaux, les olives et les citrons confits coupés en deux ou en quatre, le bouillon en cube émietté.

Couvrir d'eau et laisser mijoter à feu doux environ 50 minutes, la viande doit être moelleuse.

Servir avec de la graine de couscous.

dimanche 4 janvier 2015

La visite des Mages.



"- Alléluia,Alléluia! Nous avons vu son étoile à l'orient, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia!"


En ce dimanche de l’Épiphanie, voici tiré du livre  “l’Évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta. Tome 1, Ch 56. (Edition du Parvis) un extrait de la visite des Mages à Bethléem. 

De la même source, voir aussi histoire de Noël 1 et histoire de Noël 2 .


…..Je vois qu'augmente la clarté nocturne qui tombe d'un ciel constellé d'étoiles si belles dans le ciel d'Orient, si vivantes et si grandes qu'elles paraissent toutes proches et qu'il serait facile de les rejoindre et de les toucher, ces fleurs qui brillent sur le velours du firmament. 
Je lève les yeux pour me rendre compte de la source de cette croissance de lumière. 



Une étoile de grandeur inhabituelle, comme une petite lune, s'avance dans le ciel de Bethléem. Les autres semblent s'éclipser et lui donner passage, comme des suivantes au service de la reine, tant son éclat les surpasse et les fait disparaître.
Du globe qui semble un énorme et clair saphir éclairé de l'intérieur par un soleil, part un sillage lumineux dans lequel, à la prédominance du clair saphir se fondent les blonds des topazes, les verts des émeraudes, la lueur opalescente des opales, les clartés sanguines des rubis et les doux scintillements des améthystes. 
Toutes les pierres précieuses de la terre sont dans ce sillage qui parcourt le ciel d'un mouvement rapide et ondulant comme s'il était vivant. Mais la couleur qui domine, c'est cette couleur qui semble pleuvoir du globe de l'étoile : la paradisiaque couleur de pâle saphir qui descend pour colorer d'argent azuré les maisons, les rues, le sol de Bethléem, berceau du Sauveur.
Ce n'est plus la pauvre cité, qui pour nous ne serait qu'une agglomération rurale. C'est une fantastique cité de contes de fées où tout est d'argent. L'eau des fontaines et des vasques est comme du diamant liquide.
Avec la splendeur d'un plus vif éclat, l'étoile s'arrête au-dessus de la petite maison qui se trouve sur le côté étroit de la petite place. Ni ses habitants, ni ceux de Bethléem ne la voient parce qu'ils dorment dans les maisons fermées.

Cependant l'étoile accélère les palpitations de sa lumière, et sa queue vibre et se balance davantage en décrivant des demi-cercles dans le ciel qui s'éclaire tout entier par l'effet de ce filet d'astres qu'elle entraîne, de ce filet de pierres précieuses qui resplendissent de mille couleurs sur les autres étoiles comme pour leur communiquer une parole joyeuse.



La petite maison est toute baignée de ce feu liquide de perles. Le toit de la petite terrasse, le petit escalier de pierre sombre, la petite porte, tout est un bloc de pur argent saupoudré d'une poussière de diamants et de perles. Nul palais de roi n'a eu, ni n'aura un perron semblable à celui-ci fait pour recevoir les pas des anges, pour servir à la Mère qui est la Mère de Dieu. Ses petits pieds de Vierge Immaculée peuvent se poser sur cette éclatante blancheur, ses petits pieds destinés à se poser sur les degrés du trône de Dieu.

Mais la Vierge ne sait rien de cette féerie. Elle veille près du berceau du Fils et prie. En son âme elle possède des splendeurs qui surpassent celles dont l'étoile embellit les choses.


De la rue principale s'avance un défilé : chevaux harnachés et d'autres conduits à la main, dromadaires et chameaux, les uns montés, les autres chargés. Le son des sabots fait un bruit d'eau qui ruisselle, en les heurtant, sur les pierres d'un torrent. Arrivés sur la place, tous s'arrêtent. Le défilé, sous le rayonnement de l’étoile, est d'une splendeur fantastique. Les ornements des très riches montures, les habits des cavaliers, les visages, les bagages, tout resplendit ravivant et unissant le propre éclat des métaux, des cuirs, des soies, des gemmes, des pelages, à la clarté de l'étoile. Les yeux rayonnent et les bouches sourient parce que une autre splendeur s'est allumée en leur cœur : celle d'une joie surnaturelle.



Pendant que les serviteurs se dirigent vers le caravansérail avec les animaux, trois personnages de la caravane descendent de leurs montures respectives qu'un serviteur conduit ailleurs et se dirigent à pied vers la maison. Là, ils se prosternent, front contre terre, baisant la poussière. 
Ce sont trois personnages puissants comme l'indiquent leurs très riches habits.
L'un, de peau très foncée, à peine descendu d'un chameau s'enveloppe tout entier dans un magnifique vêtement de soie blanche. Son front est ceint d’un cercle de métal précieux et il a à la taille une riche ceinture d'où pendent un poignard ou une épée dont la garde est ornée de gemmes. 
Les deux autres, descendus de deux magnifiques chevaux, sont vêtus l'un d'une étoffe rayée très belle où domine la couleur jaune. Cet habit est fait comme un long domino garni d'un capuchon et d'un cordon qui semblent faits tout d'une pièce en filigrane d'or tant ils sont ornés de broderie d'or. 
Le troisième porte une chemise de soie bouffante qui sort d'un large et long pantalon serré aux pieds. Il est enveloppé dans un châle très fin, véritable jardin fleuri tant sont vives les couleurs dont il est orné tout entier. Sur la tête un turban retenu par une chaînette ornée de chatons de diamants.

Après avoir vénéré la maison où réside le Sauveur, ils se relèvent et se rendent au caravansérail où les serviteurs ont frappé et fait ouvrir.



………………………………………………………

Voilà le jour. Un beau soleil resplendit dans un ciel d'après-midi. Un serviteur des trois mages traverse la place et monte le petit escalier de la maisonnette. Il rentre. Il sort. Il retourne à l'auberge.
Les trois Mages sortent, suivis chacun de son propre serviteur. Ils traversent la place. Les rares passants se retournent pour regarder les majestueux personnages qui passent très lentement avec solennité. Entre la venue du serviteur et celle des trois, il s'est passé un bon quart d'heure ce qui a donné aux habitants de la maisonnette le temps de se préparer à recevoir les hôtes.


Ceux-ci sont encore plus richement vêtus que le soir précédent. Les soies resplendissent, les gemmes brillent, un grand panache de plumes de grand prix parsemé d'écailles encore plus précieuses étincelle sur la tête de celui qui porte le turban.


L'un des serviteurs porte un coffre tout orné de marqueteries dont les garnitures métalliques sont en or buriné. Le second porte une coupe d'un travail très fin, couvert par un couvercle tout en or ciselé. Le troisième une sorte d'amphore large et basse, en or également, avec une fermeture en forme de pyramide qui à son sommet porte un brillant. Ces objets doivent être lourds, car les serviteurs ont peine à les porter, spécialement celui qui est chargé du coffre.

Les trois montent l'escalier et entrent. Ils pénètrent dans une pièce qui va de la route à l'arrière de la maison. On aperçoit le jardinet par derrière à travers une fenêtre ouverte au soleil. Des portes s'ouvrent dans les deux autres murs, d'où regardent les propriétaires de la maison : un homme, une
femme et trois ou quatre enfants entre deux âges.



Marie est assise avec l'Enfant sur son sein et Joseph debout à côté. Mais elle se lève aussi et s'incline quand elle voit entrer les trois Mages. Elle est toute vêtue de blanc. Si belle dans son simple habit blanc qui la couvre de la base du cou aux pieds, des épaules aux poignets délicats, si belle avec la tête couronnée de tresses blondes, en son visage que l'émotion couvre d'un rose plus vif, en ses yeux qui sourient avec douceur, avec une bouche qui s'ouvre pour saluer : "Dieu soit avec vous." 
Les trois Mages en restent un instant interdits. Puis ils s'avancent, se prosternent à ses pieds et la prient de s'asseoir.

Eux non, ils ne s'assoient pas malgré l'invitation de Marie. Ils restent à genoux appuyés sur leurs talons. En arrière et à genoux aussi, sont les trois serviteurs. Ils sont tout de suite derrière le seuil. Ils ont posé devant eux les trois objets qu'ils portaient et ils attendent. 

Les trois Sages contemplent le Bébé. Il me paraît avoir de neuf mois à un an tant il est éveillé et robuste. Il repose sur le sein de sa Mère. Il sourit et jase avec une voix de petit oiseau. Il est tout vêtu de blanc, comme la Maman, avec des sandalettes minuscules aux pieds. Un petit vêtement très simple : une tunicelle d'où sortent les petits pieds remuants, les mains grassouillettes qui voudraient tout saisir, et surtout le très joli petit visage où brillent les yeux d'azur foncé, et la bouche qui fait des fossettes des deux côtés quand il rit et découvre ses premières petites dents. Les petites boucles de cheveux semblent une poussière d'or tant ils sont brillants et vaporeux.

Le plus âgé des Sages parle au nom de tous. Il explique à Marie qu'ils ont vu, une nuit du mois de décembre précédent une nouvelle étoile qui s'est allumée dans le ciel avec une inhabituelle splendeur. Jamais les cartes célestes n'avaient porté cet astre ou ne l'avaient signalé. Son nom était inconnu. Elle n'avait pas de nom. Née du sein de Dieu, elle avait fleuri pour dire aux hommes une vérité bénie, un secret de Dieu. Mais les hommes n'en avaient pas fait cas, car leurs âmes étaient plongées dans la boue. Ils ne levaient pas leurs regards vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu'Il trace - qu'Il en soit éternellement béni - avec les astres de feu sur la voûte des cieux.

Eux l'avaient vue et s'étaient efforcés de comprendre sa voix. Renonçant de bon cœur au peu de sommeil qu'ils accordaient à leurs membres, oubliant de manger, ils s'étaient plongés dans l'étude du Zodiaque. Et les conjonctions des astres, le temps, la saison, les calculs des anciens temps et des combinaisons astronomiques leur avaient dit le nom et le secret de l'étoile. Son nom : "Messie". Son secret : "Être le Messie venu au monde". Et ils étaient partis pour l'adorer chacun à l'insu des autres. 

Traversant monts et déserts, vallées et fleuves, voyageant de nuit, ils étaient venus vers la Palestine car l'étoile allait dans cette direction. Et chacun, des trois points différents de la terre, s'en allait vers cette direction, et ils s'étaient trouvés ensuite ensemble au-delà de la Mer Morte. La volonté de Dieu les avait réunis là, et ensemble ils étaient allés de l'avant se comprenant, bien que chacun parlât sa langue propre, comprenant et pouvant parler les langues des pays traversés par un miracle de l'Éternel.

Ensemble ils étaient allés à Jérusalem parce que le Messie devait être le Roi de Jérusalem, le roi des Juifs. Mais l'étoile s'était cachée sur le ciel de cette ville. Ils avaient senti leurs cœurs se briser de douleur et s'étaient examinés pour savoir s'ils avaient démérité de Dieu, Mais s'étant rassurés la conscience, ils étaient allés trouver le roi Hérode pour lui demander dans quel palais était né le Roi des Juifs qu'ils étaient venus adorer. Le roi, ayant réuni les princes des prêtres et les scribes, leur avait demandé où pouvait naître le Messie et ils avaient répondu : "À Bethléem de Juda. 

Ils étaient venus vers Bethléem et l'étoile était réapparue à leurs yeux, avait quitté la Cité Sainte et le soir précédent avait augmenté de splendeurs. Le ciel était tout embrasé. Puis, l'étoile s'était arrêtée, rassemblant la lumière des autres étoiles en son rayonnement, au-dessus de cette maison. Ils avaient compris que c'était là que se trouvait le Divin Né. Maintenant ils l'adoraient, offrant leurs pauvres cadeaux et, par-dessus tout, leur cœur qui n'avait jamais cessé de bénir Dieu pour la grâce qu'Il leur avait accordée et d'aimer son Fils dont ils voyaient la sainte Humanité. Ensuite ils retourneraient rendre compte au roi Hérode parce que lui aussi désirait l'adorer.


"Voici à la fois, l'or qu'il convient à un roi de posséder, voici l'encens comme il convient à un Dieu, et voici, ô Mère, voici la myrrhe parce que ton Enfant Né, qui est Dieu, est aussi un Homme et dans sa chair et sa vie d'homme il connaîtra l'amertume et la loi inévitable de la mort. Notre amour voudrait ne pas les dire, ces paroles et penser que sa chair est éternelle comme son Esprit. Mais, ô Femme, si nos cartes et surtout nos âmes ne se trompent pas, Lui, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu et pour ce motif il devra, pour sauver la terre, prendre sur Lui le mal de la terre dont un des châtiments est la mort. Cette résine est pour cette heure, pour que ses chairs saintes ne connaissent pas la pourriture de la corruption et conservent leur intégrité jusqu'à la résurrection. 
Qu'à cause de ces dons, Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son Royaume." Pour l'instant, pour en être sanctifiés, qu'elle, sa Mère, offre son petit Enfant "à notre amour. Et en baisant ses pieds descende sur nous la bénédiction céleste."

Marie, qui a surmonté l'effroi provoqué par les paroles des Sages et a caché sous un sourire la tristesse de la funèbre évocation, offre le Bébé. Elle le met sur les bras du plus ancien qui l'embrasse et reçoit ses caresses, et puis le passe aux autres.
Jésus sourit et joue avec les chaînettes et les franges des trois. Il regarde avec curiosité l'écrin ouvert plein d'une matière jaune et brillante. Il rit en voyant que le soleil fait un arc-en-ciel en touchant le brillant du couvercle de la myrrhe.


Puis les trois rendent le Bébé à sa Mère et se lèvent. Marie aussi se lève. Le plus jeune des Mages donne à son serviteur l'ordre de sortir, alors on s'incline de chaque côté. Les trois parlent encore un peu. Ils ne peuvent se décider à quitter cette maison. Des larmes d'émotion se voient dans tous les yeux. A la fin ils se dirigent vers la sortie, accompagnés de Marie et de Joseph.
Le Bébé a voulu descendre et donner sa petite main au plus ancien des trois. Il marche ainsi, une main dans la main de Marie, l'autre dans celle du Sage qui se penche pour le conduire. Jésus a le pas encore incertain de l'enfant et rit en frappant du pied la bande lumineuse que fait le soleil sur le pavé.


Arrivés au seuil - il ne faut pas oublier que la pièce prenait toute la longueur de la maison - les trois personnages prennent congé en s'agenouillant une dernière fois et en baisant les pieds de Jésus. Marie, penchée sur le Bébé, prend sa petite main et la guide pour faire un geste de bénédiction sur la tête de chacun des Mages. C'est déjà un signe de croix tracé par les petits doigts de Jésus que guide Marie.

Puis les trois descendent l'escalier. La caravane est déjà là toute prête et qui attend. Les bossettes des chevaux resplendissent au soleil couchant. Les gens se sont rassemblés sur la petite place pour voir l'insolite spectacle.
Jésus rit en battant les petites mains. La Maman l'a soulevé et appuyé au large parapet qui borde le palier. Elle le tient, avec un bras sur sa poitrine pour l'empêcher de tomber. Joseph est descendu avec les trois et tient l'étrier à chacun d'eux pendant qu'ils montent à cheval ou à chameau.


Maintenant, serviteurs et maîtres, tout le monde est en selle. On donne le signal du départ. Les trois se courbent jusque sur le cou de leurs montures pour un ultime salut. Joseph s'incline. Marie aussi, et elle se met à guider la petite main de Jésus en un geste d'adieu et de bénédiction.


Belle fête de l’Épiphanie à tous!

jeudi 1 janvier 2015

Voeux pour 2015

 

A l’aube de cette année nouvelle, je viens vous souhaiter :




Beaucoup de force et de courage pour affronter les complexités et les défis de la Vie.

- Beaucoup de sagesse pour vivre dans un monde quelque peu déboussolé.

- Beaucoup de vitalité pour une bonne santé.

Et comme je ne conçois pas la vie sans la Présence Divine et sans humour, je vous offre en étrenne, cette petite prière de Saint Thomas More :



"Donne moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer.
Donne moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux,
Donne moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation.
Donne moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir.
Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle «moi».
Seigneur, donne moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres."


Sainte et Heureuse Année 2015 !